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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 12:02

 

giacomo del po la gloire chassant les vices

Giacomo del Po (Rome, 1652-Naples, 1726),
La Gloire chassant les Vices
, c.1710 (esquisse).

Huile sur toile, 72 x 99 cm, Rennes, Musée des Beaux-Arts.

 

Portée par la vague lyrico-maniaque qui a submergé, semble-t-il durablement, le paysage de la musique baroque ces dernières années, la popularité d’Antonio Vivaldi ne se dément pas, même si ou, peut-être, parce qu’elle repose sur une image partiellement tronquée. Si, à côté de ses opéras, le grand public n’ignore pas le compositeur d’inusables Quatre saisons et autres Gloria ou Stabat Mater, parfois ressassés ad nauseam, force est de constater que peu d’interprètes se risquent aujourd’hui à lui offrir d’explorer une production sacrée pourtant conséquente, tant en quantité qu’en qualité. Le nouvel enregistrement, publié il y a quelques semaines par les Éditions Ambronay, du charismatique jeune directeur d’ensembles Leonardo García Alarcón en propose une sélection, regroupée sous le titre accrocheur de Vespro a San Marco.

Ainsi que l’explique très justement le texte du livret signé par le chef, il est souvent extrêmement difficile de saisir nettement les contours de la personnalité de Vivaldi et, contrairement à ce qui se passe dans le cas de son contemporain Johann Sebastian Bach, de déterminer les parts de conviction personnelle et de pose obligée qui entrent dans sa musique religieuse. Ce que les archives nous apprennent, c’est qu’après avoir reçu la tonsure le 18 septembre 1693, il gravit les échelons de la hiérarchie ecclésiastique jusqu’à son accession à la prêtrise le 23 mars 1703, mais qu’il doit, pour des raisons de santé, cesser de célébrer la messe en 1705 ou 1712, selon les sources. Le cardinal Tommaso Ruffo s’appuie d’ailleurs sur ce dernier point, ainsi que sur les suspicions d’une liaison entre celui qui est alors Maestro de’ Concerti de l’Ospedale della Pietà et la chanteuse Anna Girò, pour interdire sa venue à Ferrare en 1737, contribuant ainsi à lancer une de ces légendes qu’aucun document ne vient étayer, celle du prêtre dévoyé à la foi et aux mœurs pour le moins douteuses. pier leone ghezzi antonio vivaldiDe fait, s’il ne fait guère de doute que Vivaldi a probablement embrassé une carrière ecclésiastique pour la sécurité matérielle qu’elle pouvait lui procurer et que « le resserrement de poitrine » qu’il évoque pour excuser sa défection du service divin ne l’a pas empêché de mener de front une carrière de compositeur, de soliste virtuose et d’imprésario, certains éléments laissent penser que le sentiment religieux est néanmoins bien réel chez lui. N’indique-t-il pas en tête de nombre de ses partitions les lettres L.D.B.M.D. (Laus Deo Beataeque Mariae Deiparae, « Louange à Dieu et à la Bienheureuse Marie Mère de Dieu ») et n’est-il pas décrit, de façon certes un peu exagérée, comme « extraordinairement dévot au point de ne lâcher le chapelet que pour prendre la plume » par Ernst Ludwig Gerber, suivant ainsi le souvenir de Carlo Goldoni qui, vers la même époque, représente le Prêtre roux en train de réciter son bréviaire pendant que lui trousse le texte de deux arias de Griselda (1735) ? Nous voici au cœur de cette ambiguïté qui enveloppe presque tout ce qui concerne Vivaldi, que ceux qui tendent à donner de sa vie comme de sa musique une vision trop univoque trahissent, à mon sens, plus ou moins complètement.

Le compositeur n’a, bien entendu, jamais écrit de Vêpres pour saint Marc comme pourrait le laisser imaginer le titre de ce disque, qui, à l’image de celui de Rinaldo Alessandrini (Vespri solenni…, Naïve, 2003), justement fêté à sa parution et avec lequel il partage quelques pièces, propose une sélection de psaumes et des motets assortie du Magnificat (RV610, ici), reliés entre eux par des antiennes pour la fête de saint Marc et se succédant conformément au déroulement d’une cérémonie de ce type. Le programme, dont la seule pièce vraiment rare est le Dixit Dominus RV807, authentifié à Dresde par la musicologue Janice Stockigt en 2005 et qui n’a fait l’objet, à ma connaissance, que d’un seul enregistrement du probe Peter Kopp (Archiv, 2006), permet de mesurer à quel point la production sacrée de Vivaldi est d’une diversité et d’une richesse assez inépuisables, et représente une sorte de synthèse de ce que l’on trouve de meilleur tant dans ses œuvres instrumentales que lyriques. Qu’il s’agisse des voix ou des instruments, la virtuosité et le brillant sont de rigueur dans toutes les pièces, généralement assez exigeantes, dont la destination liturgique s’accommode fort bien d’une indéniable dimension opératique, mais dans lesquelles il serait cependant inexact de ne voir qu’un étalage un rien clinquant de paillettes destiné à faire scintiller les possibilités techniques des interprètes. Le compositeur y fait, en effet, preuve des talents d’illustrateur qui lui sont coutumiers (le De torrente du Dixit Dominus RV807 en offre un bon exemple), faisant ressortir avec un indéniable brio les affects véhiculés par les textes au moyen de variations d’éclairage et de rythme pensées avec une efficacité dramatique à toute épreuve, tout en prouvant ses capacités à écrire avec la même facilité dans le style concertant moderne qu’à la manière ancienne, en usant avec une aisance certaine, par exemple, de la fugue et du contrepoint. On y trouve enfin ces subits accès de mélancolie, ces balancements inattendus qui entraînent l’auditeur du plein soleil vers des territoires plus ombreux, comme l’In memoria aeterna du Beatus vir, RV795, un de ces mouvements impalpables où tombe le masque de la pompe en laissant voir le cœur à nu.

De cœur, Leonardo García Alarcón (photographie ci-dessous) et ses troupes n’en manquent pas, et ils se saisissent de la musique de Vivaldi avec ce mélange de fougue et de sensualité tempérées de tendresse qui fait le prix de leurs interprétations. Il y a, tout au long de ces presque deux heures de musique, un élan irrépressible qui ne connaît aucun relâchement et tient la dragée haute à Alessandrini, pourtant peu réputé pour être tiède, ainsi que des moments d’un incroyable raffinement qui ne pâlissent pas un instant devant celui des meilleures pages de la belle intégrale de la musique sacrée du Prêtre roux signée par Robert King (Hyperion). Les solistes sont globalement de très bon niveau, la haute tenue et la luminosité des trois sopranos, Maria Soledad de la Rosa, Mariana Flores et Caroline Weynants, ainsi que la solidité des deux ténors et de la basse compensant des altos et contre-ténor parfois un rien ternes et mal assurés devant les exigences des partitions. L’orchestre Les Agrémens apparaît, si on excepte quelques minimes et très ponctuels décalages, comme un accompagnateur de grande qualité, très réactif et bien coloré, ses chefs de pupitre (Flavio Losco au violon, Benoît Laurent au hautbois) s’acquittant, en outre, avec les honneurs des solos toujours un peu périlleux que leur a réservés Vivaldi. leonardo garcia alarconC’est néanmoins la prestation du Chœur de Chambre de Namur qui, à mon avis, mérite les plus hauts éloges, tant il fait preuve, dans chacune de ses interventions, d’une cohésion et d’une plasticité sonores magnifiques dans tous ses registres, se montrant capable d’alléger le son jusqu’à la diaphanéité pour, l’instant d’après, le densifier comme les nues annonciatrices du tonnerre (Et misericordia et Fecit potentiamDeposuit potentes du Magnificat, RV 610) ou chanter avec toute la solennité et la jubilation requises les louanges du Seigneur dans les mouvements finals de certaines des pièces. Toutes ces qualités individuelles sont unies dans un même geste par Leonardo García Alarcón, fin musicien dont l’approche à la fois instinctive et réfléchie, nourrie par une réelle intensité du regard porté sur les partitions, ne peut que susciter l’enthousiasme. Son Vivaldi est vigoureux, parfois bouillonnant jusqu’à une certaine forme d’emportement, mais pourtant jamais brutal ou désordonné, l’intelligence du chef permettant à la musique de toujours demeurer racée, équilibrée et raffinée. Il est d’autant plus dommage, et c’est la réserve majeure que je formulerai à propos de cette réalisation, que tant de qualités soient compromises par une prise de son complètement artificielle qui brouille les plans en séparant les solistes, captés de très près, du chœur et de l’orchestre, plus lointains et imprécis, comme si l’enregistrement résultait de l’assemblage de prises hétérogènes dont les coutures auraient ensuite été estompées en usant de la confortable réverbération de l’abbatiale d’Ambronay. Une perspective sonore ainsi faussée ne sert pas, à mon avis, le travail des artistes.

 

Malgré ce bémol, je conseille à tous les amateurs de Vivaldi et, plus largement, de musique baroque sacrée d’écouter ce très bel enregistrement de Vespro a San Marco qui leur fera passer un moment musical que je gage enthousiasmant. On espère que Leonardo García Alarcón et ses remarquables musiciens reviendront un jour prochain vers la production liturgique du Prêtre roux et que les pistes passionnantes qu’ouvre leur disque donneront l’envie à d’autres jeunes ensembles de s’y pencher à leur tour, tant les découvertes qui restent à y faire sont nombreuses.

 

antonio vivaldi vespro a san marco choeur chambre namur lesAntonio Vivaldi (1678-1741), Vespro a San Marco. Domine ad adjuvandum, RV593, Dixit Dominus, RV807, Confitebor, RV596, Beatus vir, RV795, Laudate pueri, RV600, Lauda Jerusalem, RV609, Magnificat, RV610, Laetatus sum, RV607.

 

Maria Soledad de la Rosa, Mariana Flores, Caroline Weynants, sopranos. Joëlle Charlier, Evelyn Ramirez, altos. Fabián Schofrin, contre-ténor. Valerio Contaldo, Fernando Guimarães, ténors. Alejandro Meerapfel, basse.
Chœur de Chambre de Namur
Les Agrémens
Leonardo García Alarcón, direction

 

2 CD [69’51” et 47’56”] Éditions Ambronay AMY029. Ce coffret peut être acheté en suivant ce lien.

 

Extraits proposés :

1. Domine ad adjuvandum, RV593 : Domine ad adjuvandum

2. Dixit Dominus, RV807 : De torrente
Evelyn Ramirez

3. Confitebor, RV596 : Memoriam fecit
Fabián Schofrin, Fernando Guimarães, Alejandro Meerapfel

4. Lauda Jerusalem, RV609
Mariana Flores, Maria Soledad de la Rosa

 

Illustrations complémentaires :

Pier Leone Ghezzi (Comunanza, 1674-Rome, 1755), Antonio Vivaldi, c.1723. Encre sur papier, Bibliothèque Vaticane.

La photographie de Leonardo García Alarcón est de Jacques Verrees, extraite du site du CAV&MA.

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Published by Jean-Christophe Pucek - dans Gemmes
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commentaires

Marie 23/05/2011 20:27



Ah ! Vivaldi, quelle musique même pour un roux ()


Il semblerait que quelques siècles plus tard, les vices ont eu parfois raison de la gloire. Peu de peintres allégoriques de nos jours, il faut dire que la photographie puis le numérique ont pris
le pas.



Jean-Christophe Pucek 24/05/2011 19:32



Et une musique pourtant parfois servie avec une désinvolture qui ferait hurler s'il s'agissait de Mozart ou de Beethoven, chère Marie Du coup, malgré les limites de cet enregistrement, c'est un régal d'écouter des musiciens qui prennent le temps simplement de la
laisser dire ce qu'elle a à exprimer, sans la secouer dans tous les sens pour qu'elle avoue ce qu'elle ne contient pas



Catherine-BC 23/05/2011 09:43



Ayant entendu ailleurs des extraits de cet enregistrement, je suis venue chercher ici votre avis, toujours éclairé. Ravie de l'y trouver. Grand merci. Car outre le plaisir de vous lire, j'ai
l'assurance d'une appréciation nourrie et sensible sur laquelle je sais pouvoir me fier: voilà que vos billets critiques deviennent pour moi une référence...



Jean-Christophe Pucek 23/05/2011 11:31



Je vous remercie pour votre appréciation sur mon travail, Catherine, elle m'encourage à continuer à passer du temps sur les chroniques que je publie et qui n'ont d'autre but que celui de servir
le mieux possible le travail des artistes en fournissant des indications aussi informées qu'il se peut à ceux qui me font l'honneur, car c'en est un que je mesure pleinement, de me lire.


Belle journée et bien cordialement.



dekeroual 21/05/2011 22:16



Merci pour ces extraits magnifiques. Ezra Pound a fait redécouvrir Vivaldi dans les années 30 en Italie en retrouvant des partitions originales. Avez-vous des références sur ce sujet?



Jean-Christophe Pucek 22/05/2011 16:30



Bonjour Dekeroual et merci pour votre commentaire.


Vous avez raison de souligner qu'Ezra Pound a été un des artisans majeurs de la renaissance vivaldienne au XXe siècle. Vous pouvez, à ce sujet, consulter l'ouvrage (en anglais), de James J.
Wilhelm, Ezra Pound, the tragic years, 1925-1972 (Pennsylvania University Press, 1994) particulièrement les pages 111 et suivantes.


Bien à vous.



Jack Duff 18/05/2011 13:04



Mon cher Jean-Christophe, voilà encore une chronique des mieux troussées, qui se meut à cent coudées au-dessus de l'ordinaire éditorial !! Je partage la plupart de tes notations, même si -
pour l'instant - mon nombre d'écoutes du coffret se limite à... une... 


En particulier, j'ai remarqué à ton instar que la qualité sonore n'était pas à la hauteur ; j'ajouterai pour ma part que, malgré l'éloignement relatif de l'orchestre, un micro a dû être posé au
ras du chevalet du primo violino ? Car je trouve souvent... très (trop) accapareur !


Ceci posé, l'enthousiasme est de rigueur pour la haute qualité du travail musical et de l'interprétation, bien sûr ! Ce que tu en écris est si judicieux et traduit une telle appropriation de
matériau, que j'en connais qui vont se trouver aux galères s'ils veulent espérer s'en montrer dignes dans leur future jactance !! 


Sinon, à titre très personnel - et le respect des opinions de chacun étant sacralisé - je n'arrive pas toujours à te suivre dans ta défiance (très nette, ici et ailleurs) vis-à-vis de l'art
lyrique ?! 


Honnêtement - et le 'Farnace' élyséen le prouve assez - presque tout reste à faire en matière d'opéra vivaldien. L'intégrale Naïve, pour nécessaire qu'elle soit n'est pas parfaite, et pas
seulement concernant le titre précité... Connaît-on seulement bien Il Teuzzone (pas moi, en tout cas), pour n'en citer qu'un me venant à l'esprit ??


 


Plus généralement, j'ai renoncé depuis longtemps à séparer les musiques opératiques, instrumentales, sacrées, chorales, les lieder ; j'y vois plutôt un cosmos harmonieux, tant de compositeurs du
reste excellant dans une bonne part d'entre elles ?


C'est bien pourquoi je demeure indulgent vis-à-vis des récitals et anthologies lyriques où - tu as cent fois raison de le souligner - le museau carnassier du marketing n'est jamais très loin, en
effet. Tant que c'est - encore Vivaldi ! - du niveau d'une Stutzmann, pour moi les avantages l'emportent haut la main sur les (éventuels) regrets... 


Mais je digresse et pinaille... Je suis ici pour te remercier encore une fois de ton talent multiforme et de ton goût infatigable pour le partage !! Bises et avec toute mon amitié cher
Jean-Christophe *** Jacques



Jean-Christophe Pucek 19/05/2011 15:48



Mon cher Jacques,


Une fois de plus, grand merci pour ton long commentaire qui me fait, comme tu t'en doutes, infiniment plaisir.


Après avoir lu les critiques faites sur ce coffret par les sites traitant de musique "classique", ce que je fais souvent après avoir publié mon travail, je me suis aperçu que toutes faisaient
mention, de façon plus ou moins directe, de ce problème de prise de son qui jette malheureusement une ombre réelle sur la qualité du travail des musiciens. J'aurais pu ajouter à mes remarques ces
"effets de zoom" sur certains instruments que tu signales, mais j'ai préféré ne pas trop insister pour ne pas décourager les lecteurs qui souhaiteraient écouter intégralement cet enregistrement
qui le mérite bien, écoutes comparatives à l'appui (si le double disque de "Vêpres" réalisé par Alessandrini figure sur tes étagères, je te conseille de te livrer à ce "jeu" qui te réservera, je
le gage, quelques surprises ).


Pour ce qui est de ma défiance, elle ne vise pas l'art lyrique - sais-tu qu'un de mes derniers achats de disques est Artemisia de Cavalli ? - mais bien la lyricomanie galopante, encouragée par les programmations redondantes des salles et festivals comme par certains
éditeurs discographiques, de nombre d'amateurs de musique baroque dont certains connaissent mieux aujourd'hui, mode des récitals oblige, les airs les plus obscurs des opéras les plus méconnus de
Händel que les Brandebourgeois ou les Ouvertures de Bach (ne crois pas que j'exagère, je l'ai expérimenté lorsque j'ai chroniqué le 5e volume des "Concerts à plusieurs
instruments" de Café Zimmermann). Je suis complètement d'accord avec toi, toutes les formes d'expression devraient avoir leur place dans l'univers de la musique, mais ce n'est objectivement plus
le cas puisque l'exigence absolue est maintenant la rentabilité et non l'aventure (renseigne-toi auprès des artistes qui ont dû faire face aux revirements des organisateurs des festivals de cet
été, tu verras, c'est éloquent), et que ce qui fait recette, que nous le voulions ou non, c'est la voix, l'opéra, le récital où quelques perles rares côtoient une majorité d'archi-connu pour
caresser dans le sens du poil un public qui manque de plus en plus de repères "historiques" et estime trop souvent que jouer vite et fort, c'est obligatoirement être dans le vrai (je ne te
citerai pas les habitués de cette manière, tu les connais aussi bien que moi ^^). Bien sûr, il y a parfois de petits miracles, et le disque de Nathalie Stutzmann et de ses jeunes musiciens
démontre que l'on peut encore découvrir plein de choses dans des répertoires de mieux en mieux balisés, mais avoue que pour une pincée d'entreprises de ce type, il faut avaler une grosse poignée
de réalisations insipides et souvent inutiles, produits marketing dont plus personne ne se souviendra dans 5 ans (tu remarqueras que, quoi qu'on pense de cette artiste, on parle toujours du
"Vivaldi album" de Bartoli qui en a plus du double).


Encore merci de ton intervention qui me permet aussi de réaffirmer au passage, dans cet esprit de dialogue qui nous est cher, à toi comme à moi, certains constats qui ne me réjouissent pas mais
me montrent en même temps le chemin à suivre


Sois certain de mon soutien, de mon attention et de mon amitié.


Bises.


Jean-Christophe



Laura Limido 15/05/2011 16:46



Une fois de plus, j'ai la joie de vous remercier pour "ce moment musical...enthousiasmant".
Mes compétences ne me permettent pas de relever les  faiblesses d'enregistrement que vous notez dans votre billet; c'est tant mieux (pour moi!).
J'ai été particulièrement transportée par le deuxième et le dernier extraits: les voix de femmes m'ont indéniablement exaltée davantage que celles, trop rauques*, du "Confitebor"...
Je sais donc ce que je réécouterai! 
Bonne fin de dimanche, cher cher Jean-Christophe.
* Ce n'est pas le bon qualificatif; je ne trouve pas celui approprié à mon ressenti... 



Jean-Christophe Pucek 15/05/2011 19:37



C'est moi qui vous remercie, chère Laura, d'être venue jusqu'ici écouter de la musique et m'avoir fait part, avec votre franchise coutumière que j'apprécie tant, de votre ressenti. Je suis
heureux que ce modeste billet vous ait peut-être permis de faire évoluer votre perception de la musique de Vivaldi, tellement plus riche que ce qu'on veut bien en laisser paraître aujourd'hui.


Je vous souhaite une très belle soirée et vous embrasse, chère amie.



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