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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 19:44

 

Arnaud Marzorati aurait pu se contenter d’être un excellent chanteur, tant sur les planches qu’à la chapelle, abordant avec aisance le répertoire baroque, classique, romantique et contemporain. Son goût pour la recherche et son talent de conteur l’ont conduit, depuis quelques années, à explorer un répertoire souvent considéré avec mépris en dépit de son importance historique, celui des chansonniers. Après un premier disque consacré à Pierre-Jean de Béranger, il s’est penché, il y a quelques mois, sur l’œuvre de Gustave Nadaud et cette seconde incursion, aussi réussie que la précédente, était l’occasion rêvée de lui poser quelques questions. Je le remercie sincèrement d’avoir pris le temps d’y répondre.

arnaud marzorati

Jean-Christophe Puček : Arnaud Marzorati, votre actualité est très riche : vous venez de triompher à l’Opéra de Rouen dans L’amour coupable de Thierry Pécou, sur un livret d’Eugène Green d’après La mère   coupable de Beaumarchais, tandis qu’Alpha a publié, voici quelques mois, votre deuxième disque consacré à un chansonnier du XIXe siècle, Gustave Nadaud (chronique disponible ici). Pourriez-vous évoquer votre formation musicale et les grandes étapes de votre parcours, marqué par un fort éclectisme ?

 

Arnaud Marzorati : Flûtiste à la base, j’ai tout de suite eu le désir d’ajouter à la musique, les paroles. Je suis homme à « raconter des histoires ». Mes études au Centre de Musique Baroque de Versailles, puis mon travail de chant au Conservatoire de Paris, m’ont permis d’accéder à une palette vocale assez multiple. J’ai pu ainsi me passionner pour des motets de Charpentier ou de Daniélis avec des musiciens tels que Christie ou Rousset et interpréter des rôles divers à l’Opéra, Figaro, Papageno, Malatesta, etc. J’aborde également la musique contemporaine avec cette joie d’appartenir à mon temps et de participer à la création de ce qui sera peut-être le « répertoire baroque » du futur. L’éclectisme d’un artiste est peut-être l’une des solutions pour pouvoir garder une âme d’enfant, une âme disponible et ne surtout pas devenir un quelconque barbon bardé d’idées préconçues.

 

J.-C.P. : Avant d’aborder Béranger et Nadaud, vous avez enregistré, en 2004, en compagnie de Gersende Florens, un récital dédié à des chansons de Prévert et Kosma. Certaines d’entre elles étant ancrées dans la mémoire collective la plus immédiate, puisqu’on les étudie toujours dans les écoles, débuter par ces « classiques » constituait-il une manière de tour de chauffe, propre à jeter les bases de votre travail à venir sur un répertoire plus ancien et moins connu ?

 

auguste moreau-deschanvres alexandre desrousseauxA.M. : J’ai choisi Prévert pour défendre Kosma. Trop souvent, on a oublié que Joseph Kosma est un musicien de formation classique ; beaucoup d’auditeurs confondent même ce compositeur avec l’autre Cosma, Vladimir. L’écriture des chansons de Kosma est savante, elle peut à la fois appartenir au domaine de la chanson mais aussi à celui de la mélodie. J’ai voulu, par ce disque, briser des frontières qui sont trop présentes, à mon goût. On peut sortir l’univers « Prévert-Kosma » du quartier de Saint-Germain des Prés et donner à ces textes et musiques (bouleversantes, ludiques, poétiques) une autre interprétation. Interpréter ne veut pas dire ressembler à : je ne veux être ni Montand, ni Gréco (que j’adore !), je veux être Arnaud Marzorati qui chante des textes et musiques aimés.

J.-C.P. : Les chercheurs et les interprètes qui travaillent dans le domaine de la musique « savante » se sont, en général, peu penchés sur le legs des chansonniers du XIXe siècle. Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à vous intéresser à des œuvres souvent tenues pour désuètes, voire insignifiantes, donc presque jamais explorées, quand vous auriez pu vous en tenir plus confortablement au seul opéra ? Votre travail de recherches sur les partitions a-t-il été, comme je le suppose, intense ?

 

A.M. : En lisant Balzac, Dumas, Chateaubriand, Stendhal, Sainte-Beuve, etc. j’ai découvert l’importance du nom de Béranger, chansonnier souvent cité par ces auteurs. Je me suis dit qu’un homme aimé, voire idolâtré, par des écrivains de cette envergure ne pouvait pas être n’importe quel homme. Aussi me suis-je intéressé à la notion de « chansonnier ». Et j’ai découvert que la chanson était le plus grand des « médias » au XIXe siècle, plus fort et plus populaire que le journalisme. Avec la complicité, également, de Baudelaire qui défend un autre chansonnier, Pierre Dupont, en faisant la préface de ses chansons, j’ai découvert ce plaisir extraordinaire de l’art de la poésie chantée. J’ai donc entrepris de participer à la redécouverte de tout ce répertoire qui est, j’en suis persuadé, la « musique de l’histoire » et non pas l’histoire de la musique.

 

J.-C.P. : Même s’ils ont en commun l’acuité du regard qu’ils portent sur le monde, Béranger et Nadaud se différencient quant à la façon dont ils rendent compte de leur époque, le premier avec une virulence polémique assez directe, le second en usant d’une veine sarcastique plus allusive. Quelles sont les particularités qui ont retenu votre attention, et chez l’un, et chez l’autre ? En quoi ont-elles guidé l’approche très contrastée que vous livrez de l’univers de chacun d’eux ?

 

adolf friedrich erdmann von menzel concert dans salonA.M. : Ces deux chansonniers sont assez exemplaires pour nous rappeler à quel point le XIXe siècle est multiple. Béranger est un homme de la Restauration, même s’il continue par la suite à être populaire, tandis que Nadaud est un homme du Second Empire. J’ai imaginé les chansons de Béranger à la manière de la Comédie Humaine de Balzac, en utilisant des « couleurs flamandes » et mystérieuses, en imaginant une « déclamation » à la Louis Lambert et une « ironie musicale » mordante et cynique comme le regard de Rastignac sur la société humaine. Pour Nadaud, j’ai voulu davantage me rapprocher de Flaubert, jouer avec les mots à la manière des personnages de L’Éducation sentimentale, faire de la musique comme Bouvard et Pécuchet, en allant loin dans les recherches d’un idéal inaccessible et en tombant quelque peu dans une subtile caricature.

 

J.-C.P. : L’attention que vous portez aux mots ainsi que la théâtralisation parfois très poussée avec laquelle vous abordez chacune des chansons constituent deux traits particulièrement frappants de vos interprétations. Votre fréquentation régulière du répertoire baroque et la technique que vous y avez acquise ont-elles été des atouts sur ces points ? N’avez-vous pas été tenté, pour hasardeuse qu’elle puisse être, par une démarche historiciste visant à tenter de restituer ces œuvres telles qu’on pouvait les entendre au XIXe siècle ?

 

A.M. : La fréquentation du répertoire baroque incite l’interprète à se plonger dans les écrits et les traités qui parlent de cette musique. Il devrait en être de même pour tout répertoire « historique » que l’on décide de mettre à jour. Il faut se nourrir de tous les témoignages possibles. Pour ce qui est de la théâtralisation poussée de « mes » chansons, ma réflexion est partie d’un texte de Berlioz et de sa rencontre avec un chansonnier de premier ordre, Joseph Darcier. Parlant de ce dernier, Berlioz nous dit :

« Sa figure exprime déjà le caractère du personnage dont il va vous chanter la sombre ou naïve ou lamentable histoire […] Il est en scène, il agit, gesticule, il passe en chantant mais avec une telle verve, une telle profondeur de sentiment, une passion si vraie, si exubérante en entremêlant son chant d’ornements si extraordinaires, de notes si imprévues, de cris sauvages, d’éclats de rire, de mélodies associées, de sons étouffés, tendres, délicieux, qu’on se sent pris, ému, bouleversé, et qu’on en vient à pleurer, ou à rire de tout son cœur […] »

C’est à partir de ce texte que j’ai voulu m’exprimer comme s’est peut-être exprimée l’idole de Berlioz.

 

J.-C.P. : Vous semblez apporter un soin extrême au choix de vos accompagnateurs, ce qui donne à l’auditeur le sentiment d’un véritable travail d’équipe. Comment et par qui les décisions interprétatives sont-elles prises ? Qu’est-ce qui vous a conduit à passer d’un accompagnement aux seuls claviers dans le disque Béranger à un quatuor d’instrumentistes dans celui consacré à Nadaud ?

 

A.M. : Les décisions interprétatives partent d’une grande liberté et d’un plaisir de s’amuser et d’inventer ensemble. Pour ma part, je donne les atmosphères, les couleurs et les sentiments : je m’exprime beaucoup par images et je confie la réalisation de mes « tableaux » aux autres artistes. Pour Béranger, j’ai choisi le pianino et l’harmonium pour être dans l’esprit instrumental du « salon romantique », mais aussi pour retrouver une sensation populaire avec l’association nostalgique de ces deux instruments, qui, je trouve, se rapprochent d’un je ne sais quoi d’orgue de barbarie. Pour Nadaud, j’ai fantasmé sur un salon musical plus tardif, avec des couleurs de musique de chambre à la Offenbach : je voulais des couleurs qui se rapprochent de certains « tableaux pompiers ».

J.-C. P. : Outre votre travail à l’opéra et en soliste, vous codirigez, avec Jean-François Novelli, l’ensemble Les Lunaisiens, qui a récemment donné un programme consacré aux hymnes ayant accompagné l’histoire du XIXe siècle, intitulé La Marseillaise. Pouvez-vous nous en dire plus à son sujet ? Fera-t-il l’objet d’un enregistrement ?

 

paul albert bartholomé musiciensA.M. : Nous avons, avec ce projet autour de La Marseillaise, construit un programme pour défendre les musiques de l’histoire, chansons oubliées et enfouies que l’on a pu entendre sur les barricades, entre de bouleversants coups de canons et des jets de pavés. Il ne faut pas oublier que la France est le pays de « la chanson » et qu’une révolte ou une révolution peut commencer par une chanson. Elle n’est pas seulement poétique ; elle est très souvent politique. En juillet prochain, nous allons enregistrer, à la Cité de la Musique  à Paris, un disque sur ces chansons de 1789 à 1795, révolutionnaires et contre-révolutionnaires, avec des instruments étonnants tels que le piano organisé, le serpent ou le flageolet, puis, dans un an, nous poursuivrons l’aventure avec un autre disque sur les trois révolutions du XIXe siècle : 1830, 1848 et 1871.

 

J.-C. P. : Enfin, quels sont vos projets, au disque comme à la scène, pour les mois à venir ? Comptez-vous poursuivre votre travail d’exploration du répertoire des chansonniers, et, si tel est le cas, quel est le ou quels sont les auteurs auxquels vous souhaitez maintenant vous consacrer ?

 

A.M. : De beaux projets se poursuivent. Tout d’abord, l’enregistrement de Zémire et Azor de Grétry, un opéra sur le thème de la Belle et la Bête , avec les Lunaisiens, pour le label Alpha. Ensuite, un gros projet, en collaboration avec le Conservatoire de Genève, sur une parodie du Devin du Village de Rousseau par Mme Favart, puis un concert romantique avec la Cité de la Musique sur les textes de Berlioz, Euphonia, avec la rencontre étonnante des ondes Martenot. Enfin, pour ce qui est des chansons, je souhaite poursuivre l’aventure avec les Hydropathes (Allais et Rollinat), et je prépare un spectacle troublant sur les « égouts de Vénus », avec le comédien Olivier Martin Salvan et le metteur en scène Nicolas Vial : ce sera un spectacle sur Éros et la musique ainsi que sur les chansons de bordels !

 

Propos recueillis par Jean-Christophe Puček en juin 2010.

Merci à Stéphanie Flament-Goarant (Outhere) pour sa contribution à la réalisation de cet entretien.

 

Discographie :

 

jacques prevert joseph kosma et puis apres marzorati florenJacques Prévert (1900-1977) & Joseph Kosma (1905-1969), Et puis après…

 

Arnaud Marzorati, baryton. Gersende Florens, soprano. Marcus Price, piano (Pleyel, 1927).

 

1 CD Alpha 075. Ce disque peut être acheté en suivant ce lien.

 

Extrait proposé : Le cauchemar du chauffeur de taxi

 

pierre-jean de beranger pape musulman marzoratiPierre-Jean de Béranger (1780-1857), Le pape musulman & autres chansons

 

Arnaud Marzorati, baryton. Yves Rechsteiner, harmonium. Freddy Eichelberger, pianino (Pleyel, 1845).

 

1 CD Alpha 131. Ce disque peut être acheté en suivant ce lien.

 

Extrait proposé : Le vieux vagabond

 

gustave nadaud la bouche et l'oreille marzorati isoirGustave Nadaud (1820-1893), La bouche & l’oreille

 

Arnaud Marzorati, chant & direction. Daniel Isoir, piano droit (Pleyel, 1919). Stéphanie Paulet, violon (anonyme italien, 1800). Alexandre Chabod, clarinettes (en si bémol, Buffet Crampon, 1896 & en la, Couesnon, fin XIXe). Paul Carloz, violoncelle (Mirecourt, 1901).

 

1 CD Alpha 160. Ce disque peut être acheté en suivant ce lien.

 

Extrait proposé : L’aimable voleur

 

Illustrations du billet :

Auguste Moreau-Deschanvres (Saint-Saulve, Nord, 1838-1913), Portrait d’Alexandre Desrousseaux (1820-1892), 1889. Huile sur toile, 97 x 70 cm, Lille, Palais des Beaux-Arts.

Adolf Friedrich Erdmann von Menzel (Breslau, 1815-Berlin, 1905), Concert dans un salon, 1851. Gouache et pastel sur papier, 44,7 x 58,9 cm, Munich, Neue Pinakothek.

Paul Albert Bartholomé (Thiverval-Grignon, Yvelines, 1848-Paris, 1928), Les musiciens, 1883. Huile sur toile, Paris, Musée du Petit-Palais.

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Published by Jean-Christophe Pucek - dans Dialogues
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commentaires

Sylvie Cochet 20/09/2010 18:22



J'avais entendu parler d'un centre de ressources autour des musiques anciennes qui serait basé en région Centre. Ce projet est-il toujours en bonne voie ? Le centre est-il ouvert ?


Et pour revenir à Arnaud Marzorati, quel plaisir aussi de le voir passer d'un répertoire à l'autre avec autant de talent, de l'entendre un jour avec ce travail sur les chansonniers et quelques
jours plus tard avec le Poème harmonique ou Les Lunaisiens dans d'autres musiques, toujours avec le même goût pour le texte,, l'expression et l'interprétation. Un bel artiste !



Jean-Christophe Pucek 20/09/2010 19:15



Oui, il s'agit de la CIMAC (Cité des musiques anciennes et de la création), qui devrait ouvrir à Tours en septembre 2014, et à laquelle seront associés les ensembles actifs dans la région
(Diabolus in Musica, Doulce Mémoire, Jacques Moderne et Philidor). C'est un beau projet, dont j'espère que les résultats seront à la hauteur des ambitions affichées.


J'admire beaucoup, moi aussi, l'éclectisme et la curiosité d'Arnaud Marzorati, qui aurait pu se contenter d'un répertoire bien ciblé mais qui, avec une liberté qui l'honore, va à sauts et à
gambades piocher dans ceux où on ne l'attendrait pas forcément. Indubitablement, un grand bonhomme dont je suis les productions avec beaucoup d'attention.



Sylvie Cochet 20/09/2010 13:56



Le concert de Bruno Bonhoure et sa Camera delle Lacrime autour des chansons de Peyrol d'Auvergne était particulièrement insolite dans une programmation "grand public" et fut une totale réussite
avec un public très nombreux, conquis, attentif, réceptif. Comme quoi, les programmateurs ont raison de tenter de belles rencontres comme celles-ci.


Mais je suppose que, où que soyez en province, les festivals et autres occasions de beaux concerts sont également nombreux et aussi passionnants ! Même si, effectivement, l'Ile-de-France nous
réjouit en ce moment, entre le festival de Pontoise (deux concerts magnifiques entendus ce week-end), le Festival d'Ile-de-France et, bien sûr, toutes les programmations des théâtres de Paris et
environs.



Jean-Christophe Pucek 20/09/2010 14:10



Le disque de Bruno Bonhoure consacré à Peirol était une belle réussite et je ne suis pas surpris que sa vision de ce répertoire a priori difficile ait conquis les auditeurs, tant la
flamme que l'on percevait dans l'enregistrement ne demandait qu'à s'exprimer encore plus pleinement. Les organisateurs de concert (et les producteurs de disques) sont souvent frileux, pour des
raisons certes compréhensibles, mais je crois sincèrement qu'ils auraient tout à gagner à être un peu plus ambitieux. Le public n'a pas uniquement besoin du confort qu'apportent des répertoires
hyper-fréquentés.


Pour ce qui est des concerts, l'offre n'est hélas pas aussi intéressante qu'elle devrait l'être en Touraine, où je réside, avec, en particulier, une lacune énorme pour ce qui est du répertoire
baroque/classique. Dieu merci, nous sommes, en revanche, plutôt bien servis pour le Moyen-Âge (Diabolus in Musica) et la Renaissance (Doulce Mémoire).



Sylvie Cochet 20/09/2010 13:36



La rencontre qui a suivi le concert était très intéressante, sur son approche de ce répertoire, sa façon de l'aborder avec sa formation lyrique, et plein d'autres choses encore ! Entre autres
projets, il semble travailler sur les chansonniers du Chat Noir. A suivre...


Quoi qu'il en soit, c'était un merveilleux moment, par cette belle journée estivale au Parc Floral. Et bravo aussi aux programmateurs de ce festival Classique au vert qui ont proposé une belle
variété de concerts tout au long de cet été, avec certains concerts très originaux dans ce lieu. Les concerts auxquels j'ai assisté étaient de très grande qualité. Il en reste encore deux le
week-end prochain. Voir  : http://www.classiqueauvert.fr/classiqueauvert/programmation.html



Jean-Christophe Pucek 20/09/2010 13:48



Les projets dont Arnaud Marzorati avait fait état au cours de cet entretien m'avaient déjà paru alléchants, et j'imagine qu'un artiste de sa trempe doit en avoir une multitude en réserve. Mine de
rien, grâce à son travail, c'est tout un pan d'histoire qui nous est restitué et se révèle passionnant.


J'ai pris le temps de consulter la programmation du Festival "Classique au vert" grâce au lien que vous m'avez fourni (merci !) et je ne peux effectivement que louer sa richesse et son
originalité. Encore une raison qui me fait regretter de n'être point parisien.



Sylvie C. 19/09/2010 20:10



Le concert de ce jour au Parc Floral fut une belle réussite, alternant textes parlés et chansons de Lacenaire, Béranger, Debraux et
Maresse. Arnaud Marzorati accompagné de l'accordéoniste David Venitucci nous ont régalé de leur travail de défrichage, d'improvisation, d'interprétation autour d'un programme brillamment
construit autour de la puissance de ces textes. Du grand art avec une belle complicité ! Espérons que ce programme fera bientôt l'objet d'autres concerts ou d'un enregistrement.


Arnaud Marzorati semble avoir dans sa besace beaucoup d'autres chansonniers à nous faire découvrir. Alors, continuons à le suivre de
très près !



Jean-Christophe Pucek 20/09/2010 13:19



Merci beaucoup, Sylvie, pour ce compte-rendu qui fait regretter de ne pas avoir assisté à ce concert. Je pense, tout comme vous, qu'Arnaud Marzorati a encore bien des trésors à nous faire
découvrir et j'ai hâte, moi aussi, d'entendre le résultat de son travail de recherches et d'interprétation.


Bien cordialement.



Henri-Pierre 27/08/2010 14:22



Arf l'impardonnable que je suis, j'oubliais ton talent d'interviewer qui sait poser la question qu'il faut et qui déclenche la réponse attendue



Jean-Christophe Pucek 27/08/2010 17:32



Pour ce qui est du talent que tu me prêtes, je ne m'avancerai pas, mon ami, mais ce qui est certain, c'est que je conçois mes questions en me fondant sur mon désir d'auditeur d'en apprendre plus
des artistes qui me touchent.



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