Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 08:47

 

Simon Denis Paysage près de Rome durant un orage

Simon Denis (Anvers, 1755-Naples, 1813),
Paysage près de Rome durant un orage
, entre 1785 et 1806

Huile sur papier, 23,5 x 35,9 cm, New-York, Metropolitan Museum
(image en très haute définition ici)

 

Leonardo García Alarcón est un chef insatiable qui semble avoir chaussé des bottes de sept lieues pour parcourir, avec une célérité gourmande, les répertoires les plus divers. Alors que Ricercar fait paraître Carmina Latina, un disque réunissant des compositeurs de l'époque baroque actifs ou joués en Amérique latine que je chroniquerai bientôt mais dont vous pouvez d'ores et déjà trouver une très belle recension sur un jeune blog prometteur, L'Audience du temps, les Éditions Ambronay proposent une réalisation constituée de deux « tubes » du répertoire, maintes fois enregistrés, le Concerto pour clarinette et le Requiem de Mozart. Une telle parution ne pouvait que susciter des réactions contrastées et, à mon avis, également discutables ; en nous gardant de donner dans les pâmoisons hystériques ou dans les ricanements méprisants observés ici et là, tentons de voir ce qu'elle a à nous conter dans ces deux œuvres.

 

Force est tout d'abord de constater que le couplage de ce disque est assez inhabituel – on trouve plus volontiers le Concerto accompagné du Quintette avec clarinette KV 581 (1789), dans la même tonalité de la majeur, et le Requiem associé avec le Kyrie en ré mineur KV 341 (368a, datation problématique) ou la Maurerische Trauermusik KV 477 (479a , 1785) – et que, la surprise passée, il a l'insigne mérite de résumer le parcours de Mozart dans la dernière année de sa vie et l'extraordinaire distorsion romantique subie par son image dans l'esprit d'une large partie du public, cette tromperie ayant été encore renforcée par un film à succès comme Amadeus. Eduard Friedrich Leybold Un moment des derniers jours de MoContrairement à ce qui a longtemps été rabâché, 1791 est, pour le musicien, un temps d'espoir après le trou noir que représentent 1789 et surtout 1790, année presque vierge de compositions d'envergure : la situation financière de la famille Mozart s'améliore très sensiblement, sa plume est de nouveau fertile, d'autant qu'il a à honorer deux importantes commandes d'opéras, celles de La Clemenza di Tito (KV 621, septembre 1791) et celle de Die Zauberflöte (KV 620, 30 septembre 1791), qui sera un succès éclatant. On peut donc sans mal imaginer l'effervescence créatrice dans laquelle baignait le compositeur qui pressentait sans doute que sa carrière pouvait prendre un élan nouveau ; il avait d'ailleurs reçu commission, durant l'été, d'une œuvre d'un tout autre genre, un Requiem que le comte Walsegg-Stuppach (1763-1827), mélomane et franc-maçon, désirait faire exécuter à la mémoire de son épouse, morte en février. Je me permets, à ce stade, de renvoyer les lecteurs curieux des coulisses du Requiem à mon billet de mars 2009 qui tentait une mise au point à leur sujet et que je résume ici à grands traits. À l'opposé de ce que l'on a tenté de faire croire, hélas avec succès, Mozart se souciait comme d'une guigne de la commande du comte qu'il devait sans doute considérer comme un effroyable pensum et sur laquelle il ne commença probablement à travailler qu'à la mi-septembre pour n'y revenir ensuite que de façon très sporadique jusque vers le 20 novembre, date à laquelle la maladie qui devait l'emporter le 5 décembre l'obligea à poser définitivement la plume. Tous les éléments documentaires vont dans ce sens, qu'il s'agisse de l'absence de mention du Requiem dans la correspondance de Mozart, de l'inachèvement important de la partition – il faut rappeler que Constance fera appel à plusieurs contributeurs différents pour la terminer, n'optant pour Franz Xaver Süssmayr, semble-t-il, qu'en désespoir de cause – et, bien sûr, du fait que le musicien préférera mener à bien d'autres projets plutôt que cette messe des morts. Joseph Lange Mozart au pianoforteOutre une cantate maçonnique qui est son véritable « mot de la fin » (Laut verkünde unsre Freude KV 623, 15 novembre 1791), le Concerto pour clarinette fait partie de ces ultimes pages qui démontrent que l'énergie de Mozart, dans les dernières semaines de son existence, étaient concentrées sur la célébration de la vie et, en particulier, de la fraternité et de l'amitié. Certes, les ombres ne sont pas absentes de l'Allegro liminaire d'une œuvre qui ne se déprend jamais complètement d'une impalpable nostalgie, mais elles n'empêchent pas son cheminement vers la lumière apaisée et joyeuse du Rondo final au travers de la chaleureuse tendresse de l'Adagio médian, dans laquelle il peut être permis de voir une révérence envers l'ami Anton Stadler (1753-1812), dédicataire du concerto. C'est peut-être ici que se cristallise l'intérêt du couplage inhabituel de cet enregistrement : il juxtapose une œuvre lacunaire et finalement assez peu personnelle à une autre qui, sans avoir besoin d'un trucage de la réalité historique, nous en apprend beaucoup plus sur l'ultime Mozart que la première, bien que celle-ci ait été désignée par une postérité peu regardante comme l'Opus summum viri summi.

Parmi les différentes versions du Requiem, Leonardo García Alarcón a choisi de suivre celle élaborée par Franz Beyer, en lui ajoutant la fugue sur l'Amen du Lacrimosa conçue par Richard Maunder à partir de deux sujets autographes conservés à la Bibliothèque de Berlin ; ces deux musicologues ont eu pour but de purger la partition des fautes et ajouts de Süssmayr afin de tenter de s'approcher au plus près de l'original mozartien, et c'est donc fort logiquement que l'on en retrouve pas, dans cette réalisation, les Sanctus, Benedictus et Agnus Dei. Elle est globalement de bon niveau, mais reste cependant en-deçà des attentes qu'elle pouvait faire naître et du battage qui est actuellement fait à son sujet. Non que le chef manque d'idées, bien au contraire, ce qui rend d'ailleurs plus aiguë la frustration que l'on ressent après l'écoute : sa vision aux contrastes dramatiques et aux dynamiques soigneusement pensés, au souci de la ligne permanent, est portée d'un bout à l'autre, en effet, par un véritable souffle lyrique qui fait souvent défaut aux versions « historiquement informées » et pourrait bien réconcilier avec ces dernières la partie du public qui ne jure aujourd'hui encore que par les lectures « traditionnelles ». Il est donc d'autant plus dommage que cette très louable recherche d'éloquence soit mise à mal, comme ce fut le cas jadis avec les disques Vivaldi et Bach parus eux aussi chez Ambronay, Leonardo Garcia Alarcon Jean-Baptiste Millotpar une prise de son approximative et artificielle qui brouille les plans sonores et précarise les équilibres entre les différents pupitres, ainsi que par un quatuor vocal disparate où les messieurs ont incontestablement le dessus, en termes de netteté du chant, sur des dames à la voix au vibrato plutôt envahissant. Le Chœur de Chambre de Namur, maintes fois salué sur ce blog, est toujours aussi lumineux, mais un rien en retrait en terme de cohésion et d'articulation, problèmes que connaît également le New Century Baroque, un jeune orchestre plein d'enthousiasme mais qui doit encore travailler pour se forger l'identité sonore qui lui fait aujourd'hui défaut. D'une certaine façon, on pourrait dire que le tout vaut mieux ici que les parties considérées isolément car, malgré ces scories, l'impression qui domine est celle d'une interprétation maîtrisée et fervente, distillant de très beaux moments d'étonnement et d'émotion. Le Concerto pour clarinette appelle moins de réserves, car il est illuminé par la prestation de Benjamin Dieltjens, remarquable soliste dont les capacités de caractérisation, la précision de l'articulation et la superbe palette de couleurs sont un régal permanent et font souvent songer à la très belle prestation d'Eric Hoeprich avec Frans Brüggen (Philips, 1985) et The Orchestra of the 18th Century, dont on aurait aimé retrouver la subtilité de touche ici. Tout comme dans le Requiem, Leonardo García Alarcón dirige ses troupes avec le dynamisme chaleureux et l'intelligence qui signent la majorité de ses réalisations ; il transmet parfaitement à l'auditeur le chant nimbé d'indicible nostalgie dans laquelle baigne toute l’œuvre, le transportant au cœur même de cette ambiguïté où se niche une grande partie du charme de la musique de Mozart.

Voici donc un enregistrement passionnant et inabouti sur lequel tout mozartien fervent ne saurait néanmoins faire l'impasse, car les pistes qu'il emprunte sont souvent convaincantes et n'auraient sans doute pas manqué de susciter une adhésion supérieure si les moyens réunis pour les servir avaient été pleinement à la hauteur du propos. Au-delà des prises de position partisanes qui sont, à mes yeux, d'un intérêt nul lorsqu'il s'agit de jauger une interprétation, ce disque démontre, à mes yeux, que l'on tient avec Leonardo García Alarcón un véritable chef qui a bien raison de ne pas souhaiter se cantonner au répertoire baroque et nous réserve sans doute encore bien des surprises.

 

Mozart Concerto clarinette Requiem Leonardo Garcia AlarconWolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Concerto pour clarinette en la majeur, KV 622*, Requiem en ré mineur, KV 626

 

*Benjamin Dieltjens, clarinette de basset
Lucy Hall, soprano, Angélique Noldus, mezzo-soprano, Hui Jin, ténor, Josef Wagner, basse
Chœur de Chambre de Namur
New Century Baroque
Leonardo García Alarcón, direction

 

1 CD [durée totale : 65'39"] Ambronay Éditions AMY 038. Ce disque peut être acheté en suivant ce lien.

 

Extraits proposés :

 

1. Requiem : Introitus : Requiem æternam

 

2. Concerto pour clarinette : [II] Adagio

 

3. Requiem : Rex tremendæ majestatis

 

Un extrait de chaque plage du disque peut être écouté ci-dessous grâce à Qobuz.com :

 

Illustrations complémentaires :

 

Eduard Friedrich Leybold (Stuttgart, 1798-Vienne, 1879), d'après Franz Schams (Vienne, 1823-1883), Un moment dans les derniers jours de Mozart, c.1857-59. Lithographie sur papier, 33,1 x 39,1 cm, Londres, British Museum

 

Joseph Lange (Wurtzbourg, 1751-Vienne 1831), Mozart au pianoforte (inachevé), c.1782-83 puis c.1789. Huile sur toile, 32,3 x 24,8 cm, Salzbourg, Mozarteum (cliché © Internationale Stiftung Mozarteum)

 

La photographie de Leonardo García Alarcón est de Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Christophe Pucek - dans Gemmes
commenter cet article

commentaires

Marie 08/07/2013 20:00


Passionnant, oui mais j'ai trébuché sur l'inabouti ... est-ce un sens ancien ?


Tu ne seras pas surpris de ma préférence pour la clarinette.

Jean-Christophe Pucek 14/07/2013 19:51



Non, j'ai bien employé l'adjectif dans le sens qu'il a aujourd'hui, bien chère Marie. Je trouve, moi aussi, le Concerto mieux réussi que le Requiem.



Jeanne Orient 31/05/2013 16:20


J'aime beaucoup votre façon de présenter Leonardo Garcia Alarcon. Nous avons l'impression de courir avec lui (sourire) et cet "orage" magnifique avec un arc en ciel. J'ai écouté en deux fois.
J'ai pris mon temps avant de venir vous écrire ici. Je ne voulais rien "dire" avant d'avoir "fini" vraiment. Avant d'avoir "vibré" vraiment. C'est magnifique cher Passée... Et ces choeurs ! J'ai
toujours aimé les choeurs. Je vous embrasse très affectueusement cher Jean-Christophe et merci une fois de plus pour tout ce que vous nous apportez. Je crois que je vais écouter encore (sourire)

Jean-Christophe Pucek 02/06/2013 20:53



Je suis le travail de Leonardo García Alarcón avec beaucoup d'attention, chère Jeanne, car c'est un chef dont les propositions, que l'on soit d'accord ou non avec elles, sont toujours
passionnantes et qui ignore la routine et la fadeur — puisse cette situation perdurer ainsi le plus longtemps posssible.


Vous avez bien raison de prendre votre temps, la musique, même si elle est très connue, le mérite et je pense que ce n'est que si nous nous autorisons à y revenir qu'elle nous nourrit vraiment.
J'ai dû écouter ce disque une quinzaine de fois avant d'oser poser la première ligne...


Je vous remercie d'avoir pris le temps de déposer un commentaire ici et je vous souhaite une très belle soirée.


Je vous embrasse très affectueusement.



Roland Koch 30/05/2013 22:39


"En tout cas, je suis bien heureux que Mozart, comme Bach, vous ramène du côté de ce blog où je me fais toujours un vrai plaisir de vous retrouver."


Bonsoir, Jean-Christophe,


je ne suis jamais très loin, mais, le plus souvent, où-bien le sujet d'un billet me laisse au plus rêveur , ou alors je préfère me taire plutôt que d'écrire d'interminables commentaires.


Tenez, Mozart: hier j'ai bien failli tomber de ce qui s'appelle un exerciseur elliptique au Canada (vous connaissez mes habitudes d'écoute). Edda Moser prédisant la vengeance de l'Enfer, "der
Hoelle Rache" c'est quelque chose! J'en ai perdu le rythme... Avant cela j'écoutais l'émission de Marc Dumont consacrée au Sacre du Printemps que j'ai regardé avec infiniment de plaisir
aujourd'hui sur Arte. Non seulement deux Chorégraphies, Valery Gergiev a également fait entendre deux versions.
Encore une fois: vivent les gadgets


Merci de continuer de m'instruire...


r.k.


 


 


 

Jean-Christophe Pucek 02/06/2013 20:46



Bonsoir Roland,


Je ne serai jamais assez présomptueux, du moins je l'espère, pour imaginer que mes lecteurs, qui sont ma vraie raison de continuer à publier, me suivent d'aussi près. Bien sûr, j'en fais toujours
secrètement le vœu mais sans l'assurance qu'il se réalise, tant il est vrai que nous jugeons souvent très mal la qualité de ce que nous pouvons proposer.


Ah, Edda Moser, que de souvenirs pour moi aussi ! Ma première Flûte : des extraits, en vinyle, j'étais tout fiérot en sortant de chez le disquaire car, en ce temps béni, ils existaient
encore.


Je vous souhaite une belle soirée dominicale, au plaisir de vous retrouver ici.



Danièle 27/05/2013 22:03


Même si je le connais par coeur pour l'avoir chanté en 3 occasions quand j'étais étudiante, je ne suis pas une inconditionnelle du requiem de Mozart, surtout depuis que je vous dois,
Jean-Christophe, la découverte de celui de Michael Haydn. Par contre, le concerto pour clarinette est une vraie perle, le seul, à mon sens, à pouvoir se mesurer aux concertos pour piano. Je me
rappelle d'une version live à Toulouse, il doit y avoir 4 ou 5 ans, avec le soliste de l'orchestre du Capitole, David Minetti. Dans la réexposition du 2d mouvement, avec sa nuance PP, il avait
obtenu un silence quasi religieux des 2000 personnes venues l'écouter ce soir-là. C'était magique.


Je n'ai pas retrouvé cela dans la version de Benjamin Dieltjens, mais c'est quand même très beau, et Dieu soit loué, il respecte les descentes dans le registre grave de l'instrument (le contraire
est tellement frustrant dans certaines versions françaises un peu anciennes).


Je ne manquerai pas à l'occasion de me faire ma propre opinion sur cet enregistrement.


Ce qui est agréable dans vos chroniques, Jean-Christophe, c'est qu'elles respirent l'honnêteté et la sincérité. Certaines réticences sont bien plus fécondes que des louanges systématiques.


Il nous est arrivé à tous d'être touchés parfois par des versions imparfaites, alors l'essentiel, finalement, c'est l'émotion et le partage. Et le partage, c'est le maître mot de Passée, n'est ce
pas ?


Bien à vous,


Danièle.

Jean-Christophe Pucek 30/05/2013 21:23



Je suis tout à fait d'accord avec vous, Danièle : le Concerto pour clarinette est le seul qui puisse se confronter sans pâlir aux concertos pour piano les plus achevés (20 à 27); je
trouve que Benjamin Dieltjens s'en tire vraiment avec les honneurs – et sa clarinette de basset, l'instrument pour lequel Mozart a pensé l'œuvre est bien belle, même si la prise de son ne la
flatte pas autant qu'on aurait pu le souhaiter –, ce qui n'est pas si évident dans une page aussi célèbre que funambulesque, dans laquelle tout doit être savamment dosé tout en restant d'une
grande fluidité.


Je suis très touché que vous ayez noté la sincérité avec laquelle je m'exprime sur les disques que je chronique sur le blog. C'est, à mes yeux, une chose essentielle et je ne pourrais ni ne
voudrais être de ceux – j'en connais – qui déversent à chaque ligne un enthousiasme de commande ou plein d'arrières-pensées. J'apprécie le travail de qualité de Leonardo García Alarcón où
défrichage et relecture coexistent à part égales, mais je me vois mal, pour autant, sombrer dans une sorte de louange perpétuelle qui ne rimerait à rien.


Je vous remercie pour votre commentaire et vous donne rendez-vous, si vous le souhaitez, autour de prochains partages, qui sont, vous l'avez compris, la raison d'être d'un blog comme Passée.


Belle soirée et bien cordialement à vous.



Roland Koch 26/05/2013 13:14


Bonjour Jean-Christophe,


par ce matin maussade et froid, au lendemain de "l'Évènement" (la finale à Wembley, j'habite l'immeuble où est né le capitaine du Bayern, Philipp Lahm, difficile à occulter), le jeu de Benjamin
Dieltjens a poussé mon esprit, mal tourné comme toujours, à projeter une image: celle d'un joueur de l'èquipe perdante, seul comme on peut seulement l'etre dans un vestiaire de Stade délaissé de
ceux qui l'occupaient bruyamment quelques temps plus tot.
Seul avec Mozart et cette clarinette...
Peu probable mais scintillante idée, non?



Bon Dimanche,


r k


 


 


 

Jean-Christophe Pucek 30/05/2013 21:02



Bonsoir Roland,


On y trouvera peut-être à redire, mais je trouve votre image très juste et tant pis pour ceux qui n'aiment pas les métaphores footballistiques


En tout cas, je suis bien heureux que Mozart, comme Bach, vous ramène du côté de ce blog où je me fais toujours un vrai plaisir de vous retrouver.


Puisse cette soirée, plus calme, je suppose, qu'il y a quatre jours, être belle et sereine pour vous.



Présentation

  • : Passée des arts
  • Passée des arts
  • : Un parcours à travers les expressions artistiques, du Moyen-Âge à la première moitié du XXe siècle.
  • Contact

Recherche