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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 12:22

 

david allan mariage blair atholl

David Allan (Alloa, Écosse, 1744-Édimbourg, 1796),
Un mariage dans les Highlands à Blair Atholl
, 1780.

Huile sur toile, 115 x 166 cm, Édimbourg, National Galleries of Scotland.

 

La fameuse collection blanche d’Alpha, qui a bien souvent entraîné, avec curiosité et intelligence, les mélomanes sur de passionnants chemins de traverse – souvenez-vous des disques consacrés aux chansons françaises d’autrefois par le Poème Harmonique ou de ceux des Witches –, s’orienterait-elle, l’air de rien, vers une exploration en profondeur des musiques de l’aire celtique ? Après Love is the Cause, un enregistrement très réussi réunissant Jonathan Dunford à la viole de gambe et Rob MacKillop à la guitare baroque dans un programme d’airs écossais (voir à la fin de cette chronique), c’est aujourd’hui au tour des Musiciens de Saint-Julien, dont la précédente réalisation, Et la fleur vole, avait été saluée ici même, de nous entraîner vers l’Écosse du XVIIIe siècle avec For ever Fortune.

Le romantisme a donné de la patrie, entre autres, d’un de ses plus célèbres représentants, Walter Scott, l’image d’une terre brumeuse, vaguement inquiétante et surtout enfermée dans un aussi superbe isolement que celui des ruines des châteaux se dressant sur ses éperons rocheux. L’observation des créations artistiques écossaises, picturales comme musicales, parvenues jusqu’à nous nous conte une toute autre histoire, répondant à une double dynamique, la perméabilité aux grands courants continentaux et le souci de la préservation de son identité propre. La première tendance est illustrée par l’acclimatation, dès le XVIIe siècle, des modèles musicaux français, comme le démontre la présence de pièces pour luth de la famille Gallot dans des manuscrits locaux, mais aussi celle de compositions pour viole de Marin Marais et de Sainte-Colombe, dont le fils se produisit et enseigna à Édimbourg en 1707, henry raeburn niel gowavant que la musique italienne et son instrument symbolique, le violon, commencent à s’implanter solidement vers les années 1680 pour connaître un succès croissant tout au long du XVIIIe siècle, engendrant même de célèbres virtuoses et compositeurs tels Sir John, deuxième baronnet de Pennycuik (1676-1755), élève de Corelli à Rome, Thomas Erskine, sixième comte de Kellie (1732-1781, auquel le Concerto Caledonia a consacré un passionnant enregistrement), qui apprit à Mannheim auprès Johann Stamitz (1717-1757) les fondements du style « moderne » qui imprègne son œuvre, ou Niel Gow (1727-1807) et son fils Nathaniel (1766-1831), compositeurs reconnus d’airs à danser. L’attachement profond voire la revendication de leurs racines par les compositeurs écossais doivent, eux, être principalement recherchés dans le contexte historique du début du XVIIIe siècle, en particulier lorsque intervint la promulgation des Actes d’Union réunissant les Parlements d’Angleterre et d’Écosse en un unique Parlement de Grande-Bretagne en 1707, un événement vécu par beaucoup comme une volonté d’assimilation imposée qui entraîna, par contrecoup, un sursaut nationaliste. De celui-ci naquit une série de publications visant à préserver la mémoire de la musique traditionnelle écossaise, comme les deux volumes de cinquante chansons publiés respectivement en 1725 et en 1733 sous le titre d’Orpheus Caledonius par William Thomson (avant 1695-1753) ou les douze livres du Caledonian Pocket Companion édités par le violoncelliste et compositeur de la chambre de George III, James Oswald (1711-1769), entre 1743 et 1759, la plus vaste collection jamais réalisée dans ce domaine.

De la même façon que le peintre David Allan alla parfaire son art en Italie avant de revenir au pays et que les paysages de Jacob More (1740-1793) témoignent, avant même son installation à Rome où il mourut, d’une parfaite connaissance de la manière de Claude le Lorrain (1604/05-1682) qui lui fait porter sur les paysages de sa terre natale un œil très ultramontain, nombre de pièces enregistrées dans For ever Fortune portent la marque des échanges entre culture locale et continentale, en particulier italienne (Etrick Bancks, Kennet’s Dream). jacob more chutes clyde corra linnElles attestent également de la très grande proximité entre répertoires savants et populaires, comme le montrent, par exemple, l’écriture vocale très raffinée et le caractère presque lyrique de la célèbre chanson Lochaber ou la noble résignation des deux lamentations (MacCrimmon’s Lament et Moc Donogh’s lamentation) proposées dans le programme. Qu’elles décrivent les activités du quotidien (The Cadgers of Canongate, The Flaughter Spade), les divers états amoureux (John Anderson, my Jo, Muirland Willie) ou certains épisodes de l’histoire (For our lang biding here, sur la faillite de la Compagnie des mers du Sud de Londres en 1720), ces pièces, quelquefois d’une belle profondeur méditative comme Benney side, dans laquelle on peut voir une lointaine préfiguration des partitions descriptives paysagères qu’écriront au XXe siècle, entre autres, un Gerald Finzi (A Severn Rhapsody, 1923) ou un Ernest John Moeran (In the mountain country, 1921), mais le plus souvent plutôt dansantes avec, de temps à autre, quelques sous-entendus assez lestes, offrent l’écho kaléidoscopique d’un monde et d’un héritage auquel leur caractère menacé confère un caractère souvent plus nostalgique que ce à quoi l’auditeur aurait pu s’attendre.

Une rumeur favorable, née des concerts proposant For ever Fortune et de ce que l’on connaît des affinités naturelles des Musiciens de Saint-Julien (photographie ci-dessous) avec les musiques se situant à la lisière du « classique » et du vernaculaire, avait précédé la parution de cet enregistrement ; il la confirme absolument, peut-être même au-delà de ce que l’on espérait. Il y a deux façons d’aborder les répertoires dits traditionnels, l’une, avec laquelle une partie de la critique se montre souvent, à mon avis, d’une complaisance coupable, consistant à profiter des lacunes de la transmission pour servir au public des élaborations fumeuses mais à l’emballage commercialement séduisant, l’autre à réunir suffisamment de documentation pour nourrir une réflexion de fond et proposer une restitution crédible qui n’exclut nullement le plaisir. François Lazarevitch et ses musiciens offrent une véritable démonstration de la validité de la seconde manière en se coulant dans ces compositions écossaises avec un naturel absolument confondant. Les violons agiles de Keith Smith et Stéphanie Paulet, la viole de gambe sensuelle de Julien Léonard sont plein d’un charme auréolé d’un rien de rugosité parfaitement en situation, tandis qu’André Henrich à l’archiluth et à la guitare et Miguel Henry au théorbe et au cistre apportent, avec une discrétion dont certains ensembles chez lesquels le déferlement incontrôlé de cordes pincées masque l’indigence du discours gagneraient à s’inspirer, le soutien rythmique indispensable à l’édifice, que la harpe de Marie Bournisien nimbe de sonorités pleines de rondeur et de poésie. les musiciens de saint-julien for ever fortuneAvec un enthousiasme communicatif se fondant sur une écoute mutuelle et une humilité jamais prises en défaut, les instrumentistes dialoguent comme dans une conversation entre amis pleine de chaleureuse convivialité, de légèreté et d’humour, dont la décontraction apparente ferait presque oublier le sérieux du travail qui la sous-tend, mais aussi de sensibilité, tirant, avec un bonheur constant, le meilleur de la musique en termes d’atmosphères, de contrastes et de couleurs. Invité sur neuf titres, le ténor Robert Getchell y déploie une voix assurée et souvent rayonnante qu’il ne néglige à aucun moment de mettre au service de l’éloquence, quel que soit le registre dans lequel il s’exprime, se montrant aussi convaincant dans la grivoiserie de Saw na ye my Peggie que dans le lyrisme parfois presque élégiaque de Lochaber, sans doute un des titres les plus émouvants de tout le disque. Maître d’œuvre de ce projet dans lequel il est évident qu’il a investi énormément de temps et d’énergie, François Lazarevitch, dont il faut également souligner la qualité du jeu tout en souplesse et en luminosité aux flûtes ainsi que la savoureuse alacrité des interventions à l’Hümelchen (une petite cornemuse), fédère ses troupes avec une intelligence de ce répertoire assez imparable et franchement réjouissante. On me reprochera sans doute d’employer des clichés, mais un des grands mérites de cet enregistrement, dont il faut également souligner qu’il bénéficie d’une très belle prise de son, proche mais sans agressivité, signée par Christoph Frommen, est de parvenir à conjuguer une sensation de grands espaces et une impression d’intimité qui, pour peu qu’il accepte de saisir la main tendue par les musiciens, entraînent l’auditeur vers une Écosse à la fois inaccessible et étonnamment familière.

incontournable passee des artsJe vous recommande chaleureusement ce For ever Fortune qui représente, à mon sens, un superbe aboutissement des recherches menées depuis des années par François Lazarevitch et auquel on souhaite sincèrement de parvenir à fédérer un large public, au-delà même des frontières de la musique dite « classique ». Sans faire aucune concession aux bimbeloteries que sont les modes et la facilité, les Musiciens de Saint-Julien nous permettent, sans verser un instant dans le travers de l’exhumation purement archéologique, d’entendre battre le cœur vivant du peuple écossais et de ses traditions, que les vicissitudes de l’histoire n’auront heureusement pas réussi à étouffer.

 

for ever fortune musiciens saint-julien francois lazarevitcFor ever Fortune, Musique écossaise du XVIIIe siècle : Dance Tunes, Songs, and Airs with Variations

 

Les Musiciens de Saint-Julien
Robert Getchell, ténor
François Lazarevitch, flûtes, smallpipes & direction

 

1 CD [durée totale : 66’05”] Alpha 531. Incontournable Passée des arts. Ce disque peut être acheté en suivant ce lien.

 

Extraits proposés :

1. Johnnie CopeLaughlan’s lilt

2. Lochaber

3. Benney side

4. For our lang biding hereJoy gae wi’ my loveThe Flaughter SpadePatrick McDonald’s Jig

 

Des extraits de chaque plage peuvent être écoutés en suivant ce lien.

 

Illustrations complémentaires :

Sir Henry Raeburn (Stockbridge, 1756-Édimbourg, 1823), Portrait de Niel Gow, 1787. Huile sur toile, 123,2 x 97,8 cm, Édimbourg, National Galleries of Scotland.

Jacob More (Édimbourg, 1740-Rome, 1793), Les Chutes de Clyde (Corra Linn), 1771 ? Huile sur toile, 79,4 x 100,4 cm, Édimbourg, National Galleries of Scotland.

La photographie des Musiciens de Saint-Julien est de Jean-Baptiste Millot. Je remercie Fanny Leclercq de m’avoir autorisé à l’utiliser.

 

Suggestion d’écoute complémentaire :

Love is the Cause est un disque très réussi paru en 2011 auquel je n’ai malheureusement pas eu la possibilité, faute de temps, de consacrer la chronique que ses qualités méritaient. Même s’il donne à entendre, comme For ever Fortune, des airs et des danses, il explore une veine de la musique écossaise plus intimiste et nostalgique qui atteint souvent à une réelle poésie. Porté par un duo d’interprètes très au fait des exigences de ce répertoire et parfaitement complices, ce projet forme un pendant idéal à celui des Musiciens de Saint-Julien.

 

love is the cause jonathan dunford rob mackillopLove is the cause. Scottish Tunes for Viola da gamba & baroque Guitar

 

Jonathan Dunford, violes de gambe
Rob MacKillop, guitare baroque

 

1 CD Alpha 530. Ce disque peut être acheté en suivant ce lien et des extraits de chaque plage peuvent être écoutés ici.

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Published by Jean-Christophe Pucek - dans Gemmes
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commentaires

catherine 04/04/2014 22:49


Merci pour cette information. J'ai en effet trouvé de quoi satisfaire mon envie de jouer cette musique. C'est vraiment très aimable de votre part de m'avoir répondu. Cordialement, Catherine

Jean-Christophe Pucek 05/04/2014 07:32



Je vous en prie, Catherine, il est tout à fait normal que je vous ai répondu et je suis heureux que vous ayez trouvé de quoi satisfaire votre envie de musique.


Bonne journée et bien cordialement.



donet 04/04/2014 15:53


Bonjour, je suis entièrement d'accord avec votre analyse et je partage votre intérêt pour ce répertoire. J'écoute moi-même souvent ces deux disques. Comme je fais du violon et un peu de viole de
gambe, j'aurais aimé savoir si vous aviez connaissance de partitions existantes pour tous ces morceaux. Merci d'avance de votre réponse. Cordialement, Catherine 

Jean-Christophe Pucek 04/04/2014 16:44



Bonjour Catherine,


Merci pour votre commentaire, qui ramène avec lui le souvenir de ce beau disque que je prends toujours plaisir à écouter. Les partitions de tous ces morceaux existent, elles ont été éditées par
Les Musiciens de Saint-Julien et on peut les trouver en vente sur leur site pour un prix
raisonnable (le lien sur le mot « site » devrait vous conduire directement à la bonne page).


J'espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à mettre ces musiques sous vos doigts.


Cordialement.



Nicole Pistono 14/07/2012 09:42


Ayant bien entendu acheté ce CD, je l'ai écouté et réécouté des dizaines de fois avec toujours autant de plaisir. Bien sûr, il me replonge dans mes souvenirs de pratique de musiques celtiques,
mais surtout il m'enchante pour de nombreuses raisons. 


D'abord il faut souligner la qualité de la prise de son et comme tu le dis si bien l'équilibre entre les instruments. Je souscris totalement à ce que tu ressens au sujet des cordes pincées, elles
sont discrètes et justes à souhait. Une mention particulière à Robert Getchell dont l'interprétation sensible et d'une grande finesse donne l'illusion d'une évidence totale, alors qu'il y a
sûrement là-dessous un travail considérable pour effectivement se tenir à la lisière entre musiques dites "populaire" et "savante". La luminosité et la clarté des violons n'ont d'égal que la
présence chaleureuse de la harpe et la douceur des traversières. Quant à la flûte de quarte et la cornemuse, ce sont elles qui apportent la touche "populaire"dans les sonorités. Tout est
savamment dosé.


D'une manière générale, la composition du programme et la variété de l'instrumentation font de cet enregistrement un petit bonheur à faire partager à des amis qui ne pourront qu'être séduits même
s'ils ne connaissent pas ce type de répertoire. A faire écouter donc non seulement à ceux qui habitués de la musique "classique" négligent les musiques dites "traditionnelles", mais aussi à ceux
qui pensent que pour interpréter de nos jours les répertoires populaires, il faut absolument les tirer vers notre époque, et par exemple les "électrifier" (souvenirs, souvenirs des polémiques des
années 80-90!!!).


Ce disque est une bouffée de fraîcheur et d'intelligence, et j'attends avec impatience la prestation de François Lazarévitch aux Méridiennes. J'espère d'ailleurs te voir à ce concert.


Amicalement


Nicole 

Jean-Christophe Pucek 15/07/2012 15:44



Je te suis très reconnaissant, chère Nicole, d'avoir pris le temps de revenir nous livrer, aux autres lecteurs et à moi, tes impressions d'écoute. Il va m'être particulièrement difficile
d'ajouter quoi que ce soit à ce que tu écris, tant tes observations dénotent une écoute non seulement attentive, mais aussi informée, révélatrices de ton parcours dans ce domaine.


Je m'arrêterai donc sur un seul point, mais qu'il me semble important de souligner : le fait que les répertoires « populaires » n'ont nul besoin d'être modernisés pour plaire au public et qu'il
suffit, pour que leur charme opère, d'une lecture qui sache conjuguer intelligence du propos, respect des sources, réel enthousiasme pour la musique et talent d'interprète : c'est beaucoup, me
diras-tu, mais n'est-ce pas également ce que l'on exige pour les compositeurs « savants » ?


J'espère, tout comme toi, que François Lazarevitch nous offrira une prestation de même qualité lors des proches Méridiennes; à vrai dire, je n'en doute guère.


Amitiés et merci encore pour ton commentaire.


Jean-Christophe



Nicole Pistono 05/06/2012 09:57


Cher Jean-Christophe,


Tu vas trouver que j'étais très silencieuse. Il y a deux raisons à ça, j'étais fort occupée au mois de mai et surtout je ne reçois plus la newsletter!


Samedi dernier, je me suis dit qu'il y avait un problème et je suis allée sur le blog. j'ai vu que j'avais raté beaucoup de billets et je me suis réinscrite à la newsletter. Mais ce matin je
m'aperçois que cela ne marche toujours pas puisque je n'ai pas été avisée de la parution du billet d'hier sur le Telemann... que je vais m'empresser d'ajouter à ma discothèque...toujours ce label
agOgique!


Ce matin, je viens de remonter dans le temps et je tombe sur ce For ever Fortune qu'il aurait été vraiment dommage que je rate. Il fut un temps où je faisais partie d'un de ces nombreux
groupes pratiquant le folk, et particulièrement la musique irlandaise. Les copains nourris de musique celtique m'ont fait découvrir tout un univers. Tu imagines bien que ce disque fait mon
bonheur et je suis particulièrement à même de confirmer combien l'interprétation est intelligente et raffinée.


Je partage totalement ton avis sur le travail de recherche qui sous-tend cet enregistrement, et je vais m'empresser d'envoyer un lien à mon amie Françoise Bois Poteur, à la fois chercheuse et
musicienne, qui s'est spécialisée dans le répertoire dit "baroque" pour la vielle à roue. Je suis sûre qu'elle va retrouver dans ces enregistrements le respect qu'elle a pour ces musiques, comme
tu le dis, "à la lisière entre le "classique" et le vernaculaire" (j'aime ce mot beaucoup plus juste que le "populaire" qu'on emploie habituellement et qui en l'occurence est mal adapté).


Encore une découverte que je te dois!


Amicalement


Nicole Pistono


 


 

Jean-Christophe Pucek 05/06/2012 18:15



Chère Nicole,


Je te remercie pour ton mot. J'avais bien noté ton absence et je me suis dit que tu devais sans doute faire face à un surcroît d'activités qui t'éloignait du réseau; je ne m'étais trompé qu'à
moitié, visiblement. Pour ce qui est de la lettre d'information, je rencontre ce souci avec nombre d'abonnés - regarde dans tes spams, les anciennes s'y trouvent peut-être - et mon hébergeur
traite ce problème avec une indifférence assez agaçante, mais il est vrai qu'un blog culturel est moins intéressant pour lui qu'un blog consacré à la cuisine ou aux potins mondains. A
priori, la situation finit par rentrer dans l'ordre de façon aussi inattendue que les problèmes ont commencé.


Je suis bien heureux que ce disque des Musiciens de Saint-Julien, traité par la presse dite spécialisée avec une désinvolture pitoyable, ait retenu ton attention; sans être spécialiste de ce
répertoire comme Françoise Bois Poteur et toi pouvez l'être, j'ai été immédiatement séduit par la justesse de l'approche des musiciens que je trouve esthétiquement cohérente et parfaitement
documentée, donc recevable, raison pour laquelle je n'ai pas hésité un instant à conseiller cette réalisation.


J'espère que tu prendras également plaisir à découvrir le Telemann d'agOgique, je suis preneur de ton avis lorsque tu l'auras écouté en entier (et même avant si tu le souhaites).


Amitiés à toi et à bientôt.



Marie 20/04/2012 19:57


Niel Gow a joué lors du mariage dans les Highlands, il était peut-être ami avec David Allan ? je trouve une grande ressemblance ..., pas seulement dans les chaussettes. Kilt ou pas, était-ce un
signe distinctif de la noblesse ?

Jean-Christophe Pucek 21/04/2012 06:58



Tu as l'œil, très chère Marie, c'est bien Niel Gow que l'on voit dans le Mariage dans les Highlands : c'était un des musiciens écossais les plus célèbres de son temps. Pour ce qui est de
son costume, en dehors de l'appartenance à un clan ou à une région que signe le tartan (dont les chaussettes sont faites aussi), je n'en sais guère plus



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