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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 19:44

 

louis gallait art et liberte

Louis Gallait (Tournai, 1810-Schaerbeek, 1887),
Art et liberté
, 1859.

Huile sur bois, 86 x 65 cm, Baltimore, Walters Art Museum.
(Photographie © Lee Sandstead)

 

Le projet dont je souhaite vous entretenir aujourd’hui va au-delà d’une simple intégrale des concertos pour violon d’Henri Vieuxtemps. Il s’agit, en effet, d’une très belle idée du directeur de la Chapelle Musicale Reine Élisabeth et du violoniste en résidence Augustin Dumay, qui ont décidé de confier chacune de ces sept œuvres à un jeune soliste différent. Un pari sur l’avenir intelligent et bienvenu qu’ont capté les micros de Fuga Libera.

 

Il n’est sans doute pas complètement inutile de rappeler, en quelques mots, le parcours d’Henri Vieuxtemps, une gloire internationale du XIXe siècle dont l’éclat n’a pas entièrement survécu au souffle du temps. Il naît le 17 février 1820 à Verviers (Belgique) où son père, violoniste et luthier amateur, l’initie à l’instrument avant de le confier au violoniste Joseph Lecloux-Dejonc (1798-1850). Les progrès du jeune garçon font rapidement tomber le verdict : enfant prodige. À l’âge de sept ans, qui voit ses débuts sur l’estrade, il entame une carrière de virtuose qui va durer plus de quarante ans. En 1829, il fait la rencontre déterminante de Charles-Auguste de Bériot (1802-1870) dont il va être l’élève jusqu’en 1831 et qui permettre ses débuts triomphaux à Paris. Vieuxtemps, partageant son temps entre tournées et études, se perfectionne ensuite, en 1833-34, à Vienne auprès de Simon Sechter (1788-1867, maître de Bruckner) dans le domaine du contrepoint, puis, en 1835-36, d’Antonín Reicha (1770-1836) à Paris dans celui de la composition. Cette même année, il écrit son Premier concerto pour violon (op. 19) qui sera publié ensuite comme deuxième. La lecture de la biographie de Vieuxtemps donne alors le sentiment d’une vertigineuse suite de tournées à succès, ponctuées par l’écriture de concertos taillés sur mesure ; 1840, c’est la Russie et le Concerto n°1 (op. 10, 1838-39), 1843-44, les États-Unis, le Mexique, Cuba et le Concerto n°3 (op. 25, 1844). En 1846, le virtuose est élu dans la classe des Beaux-Arts de l’Académie Royale de Belgique, mais c’est à Saint-Pétersbourg qu’il part s’installer, en qualité de violon solo du tsar Nicolas Ier ; il y compose son Concerto n°4 (op. 31, 1849) et y demeure jusqu’en 1851, avant de reprendre de folles saisons de tournées qui dureront jusqu’à ce que l’épuisement en sonne le glas, en 1871. henri vieuxtemps cp mazinLe compositeur, veuf depuis 1868, accepte alors la direction de la classe supérieure de violon du Conservatoire de Bruxelles, refusée quelques années plus tôt, avant qu’une attaque le laisse paralysé du bras droit, dont il ne recouvrera jamais complètement l’usage, en 1873. Dès son admission à la retraite, en 1879, son état de santé le pousse à rejoindre Alger ; il y reprend la composition, qu’il avait abandonnée depuis le Concerto n°5 (op.37, 1860), et livre ses deux derniers concertos, les Sixième (op.47) et Septième (op.49), achevés respectivement en 1879 et 1880. C’est dans le quartier de Mustapha, à Alger, que meurt Vieuxtemps le 6 juin 1881.

Les sept concertos achevés qu’il laisse pour son instrument forment un ensemble ambitieux, dans la mesure où ils ne se résument pas à des exercices destinés uniquement à faire briller un soliste virtuose. Le compositeur apporte, en effet, beaucoup de soin à l’écriture des parties orchestrales avec une volonté très nette de s’inscrire dans le sillage de Beethoven, une qualité qui sera d’ailleurs saluée par Berlioz, dont on ne peut renier l’expertise en la matière. Si l’on excepte le Premier concerto, encore tributaire des modèles de Viotti, Paganini ou Spohr, cette volonté de grandeur s’affirme sans ambages au travers du caractère monumental des mouvements liminaires des deux suivants, d’une vingtaine de minutes chacun, et, plus globalement, par une volonté constante de noblesse, ce mélange subtil de souffle épique, de sensibilité frémissante et d’élégance racée qui n’est pas sans annoncer Elgar. L’écriture pour le violon fait preuve des mêmes qualités, auxquelles il faut ajouter une sensibilité très aiguë au chant, sans doute due en partie, outre que la mode du temps accordait à l’opéra une place prépondérante, à la fréquentation assidue du monde lyrique par Vieuxtemps durant sa période d’apprentissage (Bériot était le mari de la Malibran). Généreuse mais refusant l’effet facile, brillante mais sans clinquant, sa musique est pleinement romantique tout en restant consciente de son héritage classique.

Dans sa préface à cet enregistrement, Augustin Dumay le décrit comme s’inscrivant au rebours d’« une époque de l’histoire de l’interprétation où la globalisation peut comporter de grands risques » ; on est tenté de répondre à l’éminent musicien que l’interprétation que l’on entend durant ces trois heures de musique répond tout de même largement aux critères esthétiques communément admis par les solistes et les phalanges symphoniques traditionnels actuellement en activité. En effet, si une indéniable cure de rajeunissement a été appliquée à des œuvres dont on a connu lectures plus empesées, on aurait souhaité encore un peu plus de légèreté et de caractérisation à l’orchestre ainsi qu’une réduction plus sensible du vibrato tant de sa part que de celle des solistes, non par marotte, mais bien parce que toutes les facettes d’une musique aussi inscrite dans son époque que consciente de ses racines en seraient ressorties magnifiées.

Sous réserve que l’on adhère à ces partis-pris esthétiques ou que l’on parvienne à s’en accommoder, force est de reconnaître que le niveau de ce coffret est excellent. patrick davinLes jeunes solistes réunis pour l’occasion impressionnent tous par leur mélange de spontanéité et de maîtrise, et il est peu de dire qu’il faut du cœur ainsi qu’un sens aigu de la construction et de la relance pour réussir dans des pièces aux développements savamment élaborés comme le Premier ou le Troisième concertos ou le si particulier Cinquième, aux mouvements enchaînés et aux chausse-trappes nombreuses, ce dont s’acquittent très bien Vineta Sareika (n°1) et Nikita Boriso-Glebsky (n°3), et encore mieux Yossif Ivanov (n°5). Un cran au-dessus se situe, à mon sens, la prestation de Jolente De Maeyer, d’Harriet Langley et surtout de Lorenzo Gatto, respectivement dans les Sixième, Septième et Quatrième concertos. Leur volonté de ne jamais tomber dans la surenchère ornementale, de lutter contre tout débordement de sensiblerie sans jamais rien renier de la sensibilité, fait merveille dans ces œuvres à la structure plus compacte mais paradoxalement plus transparente. Se détachant de l’ensemble des solistes, Lorenzo Gatto fait preuve d’une légèreté de touche, d’une netteté et d’une souplesse d’articulation remarquables. Sa prestation dans le Quatrième concerto, pourtant visité jadis par quelques noms glorieux (Heifetz, Perlman, Grumiaux, entre autres), est d’une hauteur de vue, d’une fraîcheur et d’une musicalité remarquables. Il faut rendre grâce à Patrick Davin (photographie ci-dessus) d’être parvenu à obtenir une très belle fusion entre les solistes et un Orchestre Philharmonique Royal de Liège d’un excellent niveau technique, alliant discipline et réactivité dans une pâte orchestrale chaleureuse et bien colorée. Précise, sans sécheresse ni langueur, la direction du chef obtient le meilleur de musiciens que l’on sent désireux de servir cette musique en y mettant toute leur conviction. Cette envie communicative permet largement de redécouvrir des pièces somme toute peu fréquemment interprétées et relativise grandement les réticences esthétiques que l’on peut émettre par ailleurs.

Voici donc une belle intégrale, qui propose un parcours à la fois diversifié et cohérent au cœur des concertos pour violon de Vieuxtemps grâce à de jeunes solistes prometteurs, un très bel orchestre et un chef qui a su parfaitement fédérer les énergies des musiciens qu’il dirige. Je le conseille à tous ceux qui souhaitent se familiariser, dans de très bonnes conditions et à un coût raisonnable, avec des œuvres souvent servies avec trop de grandiloquence et qui retrouvent ici une vertu essentielle, l’équilibre.

 

henri vieuxtemps concertos violon integrale orchestre orcheHenri Vieuxtemps (1820-1881), Concertos pour violon et orchestre (intégrale)

 

Vineta Sareika (n°1), Hrachya Avanesyan (n°2), Nikita Boriso-Glebsky (n°3), Lorenzo Gatto (n°4), Yossif Ivanov (n°5), Jolente De Maeyer (n°6), Harriet Langley (n°7), violon.
Orchestre Philharmonique Royal de Liège
Patrick Davin, direction

 

3 CD [durée totale : 3h09’31”] Fuga Libera FUG575. Ce disque peut être acheté en suivant ce lien.

 

Extraits proposés :

1. Concerto pour violon et orchestre n°4 en ré mineur, opus 31 :
[I] Andante
Lorenzo Gatto

2. Concerto pour violon et orchestre n°6 en sol majeur, opus 47 :
[III] Intermezzo : Siciliano
Jolente De Maeyer

3. Concerto pour violon et orchestre n°7 en la mineur, opus 49 :
[III] Finale : Allegro vivo
Harriet Langley

Illustrations complémentaires :

Henri Vieuxtemps, lithographie de C.P. Mazin, 1846. Paris, Bibliothèque nationale de France.

La photographie de Patrick Davin est de Julien Pohl.

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Published by Jean-Christophe Pucek - dans Gemmes
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commentaires

Henri-Pierre 24/03/2011 09:42



Ce portrait par Louis Gallait ouvre l'appétit de poursuivre la lecture comme la lettrine enluminée des parchemins que nous aimons tant ; de plus quelle extraordinnaire et convaincante
représentation de la noblesse de l'Art bien au-dessus des conditions matérielles. Quelques accents rimbaldiens quant à la fulgurante lumière des vagabonds des routes de l'âme qui se rient de la
glaise qui voudrait les clouer au sol.
Je ne connaissais pas, malgré une semie homonymie, Henri Vieuxtemps. J'aime son nom, j'aime son parcours, j'aime sa musique, j'aime son époque (si tu me hameçonnes avec la Malibran...) et surtout
dans ce que tu me donnes à connaître le concerto n°6. Merci pour cette initiation.
Je ne puis quitter ce billet sans rendre hommage à l'élégance et à la sensibilité de Laura limido, qui à chacune de ses interventions chez Michel G, chez toi ou chez moi est impressionnante par
sa solaire humilité et l'intelligence vibrante de sa sensibilité.



Jean-Christophe Pucek 25/03/2011 15:14



Cet enregistrement des concertos pour violon de Vieuxtemps a été une découverte pour moi aussi, car je n'en connaissais que deux et le côté "grand violon" des interprétations auxquelles je
m'étais frotté m'avait assez dissuadé de chercher à en entendre plus. A l'image du tableau de Louis Gallait, une des illustrations qui m'a, soit dit en passant, le plus coûté de recherches ces
dernières semaines, ce projet m'a séduit par sa fraîcheur, par sa volonté de dépoussiérer  - avec les réserves exprimées dans le corps de mon texte - ces partitions un peu empesées par une
certaine "tradition". Et, comme tu le sais bien, le fait que l'on ait décidé de donner leur chance à sept jeunes interprètes ne pouvait que me séduire : c'est en faisant ce genre de pari que l'on
prouve que notre monde noirâtre est aussi traversé de lueurs d'espoir.



cyrille 12/03/2011 02:48



Pas étonnant qu' un certain Berlioz ait vanté Henri Vieuxtemps...


L' andante introductif du Concerto n°4 est fabuleux. A la première écoute, on pourrait se demander pourquoi une si longue partie totalement orchestrale avant l' entrée en scène
du violon. Sans doute - entre autres raisons - parce que le Concerto est construit en quatre mouvements. Quoi que , il me vient à l' esprit la longue intro également du Concerto n°1 en Ré min
Op.15 de J.Brahms...  Ici, belle prestation de Lorenzo Gatto ( j' en profite, J.Ch, pour te signaler ta petite erreur dans le corps de billet à propos de sa prestation : Quatrième et
non Cinquième ).


L' Intermezo : siciliano est également plein de poésie...


Quant au Finale : allegro vivo du Concerto n°7 en La mineur : magnifique également et qui me rappel une autre oeuvre d' un autre compositeur ( mais je n' arrive pas à mettre un
nom sur cet écho pour le moment )


Enfin, pour terminer là mes impressions " à chaud ", moi qui ne connaissais rien jusqu' ici de Vieuxtemps ( si ce n' est d'  associé à un autre célèbre Paganini ), je t' écris tout de go m'
y intéresser de bien plus prêt dorénavant. Notamment son 4ème Concerto.


Encore quelques mots pour saluer ton choix de tableau : l' " Art et liberté " de Louis Gallait est une vraie merveille !



Jean-Christophe Pucek 12/03/2011 08:48



Avant de te remercier pour ce long commentaire, cher Cyrille, je te sais particulièrement gré de m'avoir signalé la bourde que j'ai commise dans mon texte et que j'ai donc pu réparer. Comme quoi,
même en se relisant soigneusement, il est des choses que l'on ne voit pas.


Je pense que la longue introduction orchestrale de l'Andante du Concerto n°4 s'inscrit dans la volonté de Vieuxtemps de produire des partitions qui soient autre chose que de
"simples" exercices de virtuosité, cette aspiration à la noblesse dont je parle dans ma chronique. J'ai volontairement choisi les autres mouvements proposés ici en contraste avec celui-ci, plus
courts, avec moins d'ambitions affichées, mais autant de science de la composition.


J'ai moi-même largement découvert la musique de Vieuxtemps, que j'associais surtout avec cette virtuosité si importante, mais qui, à mon sens, a plutôt mal vieilli, propre au XIXe siècle, avec
cette intégrale. Je la garde précieusement sur mes étagères en sachant que je ne manquerai pas d'y revenir.


Merci encore pour ta vigilance, mon ami.


PS : si tu savais ce que j'ai peiné pour trouver une bonne reproduction de ce tableau de Louis Gallait, j'ai été à deux doigts de m'en passer



Laura Limido 11/03/2011 20:23



Bonsoir "Passée des arts",


Votre réponse me procure un bien immense.


J'ai choisi parmi vos choix et je me suis étourdie  des compositeurs qui me "sonnent" bien: Fauré, Schumann, Beethoven.


J'aurai besoin de me refaire une oreille à Vivaldi... Ma fille a été reçue au conservatoire d'AVIGNON, en public, 1ère à l'unanimité du jury mais
-malgré les sollicitations- a préféré se consacrer à ses études de médecine: elle avait à peine 16 ans.... Elle n'aimait pas Vivaldi... donc Maman n'appréciait pas non plus...


Un merci immense et, pour vous, des souhaits de belle soirée et de bon WE.


 



Jean-Christophe Pucek 12/03/2011 08:26



Bonjour Laura,


Je suis heureux que ma réponse ait pu vous apporter un peu de sourire. Je comprends bien la démarche qui a été la vôtre d'aller butiner ici et là dans les billets que je propose pour en retenir
avant tout ce qui vous parle le plus. Même si je suis, au départ, plutôt amateur de musique baroque, je tente, dans la mesure du possible, d'offrir le choix le plus large possible à mes lecteurs,
car mon intérêt pour la musique ancienne (je range sous cette bannière le Moyen Âge et la Renaissance) et la musique du XIXe siècle, en particulier française, est réel, comme en témoigneront, je
l'espère, les chroniques que je prépare. Sans prétendre vous conduire à devenir une inconditionnelle de Vivaldi, j'espère néanmoins que quelques-uns de mes billets vous aideront à vous
"réconcilier" un peu avec lui et ses semblables


Je vous souhaite une belle journée et le week-end le plus ensoleillé possible.



Laura Limido 11/03/2011 16:59



Se trouver sur la voie de votre site invite à y poursuivre un bout de chemin jusqu'à s'y perdre avec plaisir.


A ce côté de la médaille, il y a un épouvantable revers pour la flâneuse que je suis: à une croisée de chemin, elle doit s'arrêter, essoufflée, époustouflée par tant de connaissances présentées
dans un cadre somptueux, peu répandu sur Internet; mais il y a pire: la flâneuse se retrouve clocharde... Elle est bien loin de ces domaines où elle n'a jamais été professionnelle et elle mesure
son indigence avec horreur.


Où est le temps où j'étais abonnée à l'Opéra? Et celui où chaque semaine, je rendais visite à mon disquaire, un musicien mélomane averti?


La vocation professionnelle a pris le pas sur le monde artistique, aidée en cela par l'arrivée massive des CD... et la disparition de "disquaires" passionnés.


Puis on oublie ce champ essentiel: métier toujours plus envahissant, petits-enfants, un peu d'écriture et de lectures.... de tâches sans noblesse... et d'Internet.


Je me sens perdue, exclue.


Je me permets de vous dire mon admiration; je viendrai vous lire encore pour regagner un peu de terrain. 



Jean-Christophe Pucek 11/03/2011 20:09



Bonsoir Laura et, avant toute chose, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue sur Passée des arts.


Je suis heureux que les flux de l'information vous aient conduite jusqu'ici et que vous ayez trouvé, au fil des pages, de quoi contenter, ne serait-ce qu'un peu, une oreille que je devine aussi
aguerrie que sensible. Vous avez raison de souligner que la vie que nous menons et le monde dans lequel nous vivons mettent entre la musique et nous des barrières qui, parfois, ont tendance à
devenir si hautes qu'on finit par se convaincre qu'elles sont infranchissables. Pour avoir moi-même éprouvé, tout récemment encore, le sentiment de déperdition dont vous parlez, je comprends la
sensation de désarroi qui peut vous envahir.


Passée des arts, au modeste niveau qui est le sien, tente d'être justement une pause dans la course d'un temps dont l'accélération propre à notre époque tend à faire battre le pouls de
plus en plus frénétiquement. C'est un espace qui se veut à la fois bulle et horizon, à l'abri et ouvert sur le monde, et, je l'espère, chaleureux. C'est votre espace, où vous pouvez venir flâner
au gré de vos envies ou de vos obligations. Il s'honore déjà de la première visite que vous lui avez rendue et du commentaire que vous avez eu la gentillesse d'y déposer, dont je vous remercie.


Je vous souhaite une belle soirée et vous dis, je l'espère, à bientôt.



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