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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:09

 

01 Hieronymus Cock Aux Quatre Vents

Joannes (fl. 1551-1605) et Lucas van Doetecum ( fl. 1554-1572),
d'après Hans Vredeman de Vries (Leeuwarden, 1527-Anvers, c.1604),
Vue d'une rue imaginaire avec la maison Aux Quatre Vents
, 1560

Eau forte et burin, 20,8 x 25,6 cm, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique,
Cabinet des Estampes, inv. S.II 79414-16

 

Certaines manifestations ne bénéficiant pas, faute de moyens, d'une couverture médiatique digne de ce nom, je dois à une lectrice du blog, qui se reconnaîtra et que je salue avec gratitude, d'avoir eu connaissance de l'exposition consacrée par l'Institut Néerlandais à Hieronymus Cock, laquelle constitue, avec Un air de Renaissance à Écouen et Jean Cousin père et fils au Louvre, un des accrochages les plus ambitieux de cet automne parisien 2013 aux couleurs de la Renaissance. Quand certaines grandes institutions se vautrent dans le futile en espérant, sans rougir, que montrer quelques anatomies masculines dénudées leur apportera un succès de scandale, savourer un parcours composé avec une réelle hauteur de vue et le refus de toute ostentation est une véritable bénédiction.

 

02 Hieronymus CockA moins de vous intéresser de près à la Renaissance dans les pays de Nord, il y a assez peu de chances pour que vous ayez entendu parler de Hieronymus Cock qui fut pourtant à la tête d'une des plus fameuses maisons d'édition de l'époque, Aux Quatre Vents, à la porte de laquelle il est représenté dans une estampe réalisée en 1560, dix ans avant sa mort. Cette œuvre offre, en elle-même un excellent résumé de ce que fut la trajectoire de l'ambitieux fils du peintre Jan Wellens de Cock, qui devait devenir, grâce à un sens aiguisé des affaires et à un incontestable flair artistique, un bourgeois aisé et en vue de sa ville natale d'Anvers où devait se dérouler toute sa vie de 1517 ou 1518 au 3 octobre 1570. Par un habile mélange de références à la fois flamandes dans certains éléments architecturaux (pignons à volutes) et italiennes dans l'idée même de vue d'une cité idéale, cette représentation souligne à la fois l'ancrage local et la dimension européenne et humaniste de l'éditeur, dont la boutique est comme enchâssée dans un décor où prolifèrent les éléments antiquisants, comme, par exemple, l'angle du bâtiment de gauche qui présente les trois ordres architecturaux superposés (dorique – ou plutôt toscan, compte tenu de l'absence de cannelures –, ionique, corinthien), qui contribuent à l'anoblir. 03 Volcxken DiericxSi vous vous approchez encore de la gravure, vous distinguerez, dans la boutique, une autre figure, féminine cette fois-ci, qui joua, tout en restant dans l'ombre, un rôle majeur dans l'histoire d'Aux Quatre Vents dont elle maintint l'activité florissante jusqu'à sa propre mort, en décembre 1600. Elle s'appelait Volcxken Diericx et Hieronymus Cock l'épousa le 29 janvier 1547. On ne sait rien de celle que le portrait que fit d'elle, en 1579, le graveur Johannes Wierix laisse deviner dotée d'une autorité à la fois placide et inflexible, mais de nombreux indices semblent suggérer que son rôle ne se limitait pas à accueillir et conseiller les clients qui passaient la porte de la boutique. On peut sans doute se risquer à parler d'une véritable association entre les deux époux et il ne fait guère de doute que cette communauté de cœur et d'intérêts puisse être un des éléments d'explication de la réussite durable d'Aux Quatre Vents, y compris lorsque, à partir du milieu de la décennie 1570, une conjoncture politique et économique de plus en plus dégradée sonna le glas de la prospérité d'antan. Comme le résumait, avec un humour un rien désabusé, Hieronymus lui-même en jouant sur les mots, « Laet de Cock coken om tvolckx wille », ce que l'on peut traduire par « Laisse le cuisinier (= Cock) cuisiner (= faire son travail) selon la volonté du peuple (= Volckxen). »

 

La période d'activité de Hieronymus Cock, de la fondation de sa maison d'édition, le 11 janvier 1548, à sa mort, s'inscrit dans un contexte extrêmement favorable, puisque Anvers était alors une ville extrêmement active (sa population double entre 1500 et 1560, passant de 50000 à 100000 habitants), plaque tournante du commerce du drap, mais aussi et entre autres, du savon et du verre, et foyer d'humanisme dans le nord de l'Europe notamment grâce à la présence d'imprimeurs, au premier rang desquels Christophe Plantin (c.1520-1589) et Tielman Susato (c.1510/15-après 1570), fixés à Anvers respectivement en 1550 et 1529. Cock va fonder sa fortune sur un certain nombre de choix, tant en termes de technique que de répertoire, qui vont se révéler payants car en parfaite adéquation avec les désirs de sa clientèle potentielle. Tout d'abord, il décide d'occuper ce que nous appellerions aujourd'hui un segment de marché bien défini, celui du haut de gamme, ce qui se matérialise par l'exclusivité accordée à la gravure sur cuivre, beaucoup plus coûteuse à mettre en œuvre mais nettement plus raffinée que celle sur bois.

04 Offrande à PriapeIl va ensuite développer son offre en proposant à la fois du nouveau et du traditionnel. L'innovation, à laquelle l'exposition accorde judicieusement une large place, est la diffusion de ce que je nommerais, en empruntant son titre au recueil contemporain (1558) de Joachim du Bellay, Les Antiquités de Rome. Cock va ainsi devenir un acteur majeur de la diffusion d'images reproduisant l'antique ou s'en inspirant, sans que la frontière entre acuité topographique et reconstruction soit aussi nette qu'on pourrait l'imaginer. Il a ainsi été prouvé que certaines des vues du Præcipua aliquot romanæ antiquitatis ruinarum monimenta vivis prospectibus de 1551, couramment dénommé « Grand livre des ruines », qui représente certains édifices romains dans leur environnement naturel, n'étaient pas d'une fiabilité à toute épreuve. Du côté de la pure invention documentée se situent des évocations de scènes typiques parmi lesquelles on retiendra celles composées avec autant de souci de vraisemblance que de sens dramatique par Lambert Lombard. De son Offrande à Priape se dégage, malgré sa nature marmoréenne, une animation tumultueuse et une sensualité également palpables. Mais le domaine où Cock va frapper un grand coup et distancer nettement ses concurrents est celui de la diffusion des œuvres d'artistes italiens, tels Raphaël ou Bronzino. 05 Giorgio Ghisi Ecole d AthenesCet acte eut un formidable retentissement, car s'il permit aux riches amateurs de pouvoir admirer à loisir les trésors de la Péninsule dans laquelle certains s'étaient sans doute rendus, il mit surtout à disposition des artistes qui ne pouvaient pas forcément effectuer le voyage d'Italie des modèles qui allaient durablement les influencer, qu'ils y adhèrent comme ceux que l'on nomme les romanistes, où les considèrent avec une distance ironique. Lorsque, dans les années 1670, Jan Steen parodiera l'École d'Athènes de Raphaël dans sa Salle de classe conservée aujourd'hui à Édimbourg, ce sera sur la base de la gravure réalisée tout exprès par Giorgio Ghisi pour les presses d'Aux Quatre Vents plus d'un siècle plus tôt.

06 Pieter Bruegel Luxuria dessinLa tradition est à chercher du côté de la décision que prend Cock de publier quelques estampes reproduisant des œuvres d'un autre célèbre Hieronymus : Bosch. Entendons-nous bien, cependant : la presque totalité des planches attribuées à ce dernier qui constituent son fonds sont, en fait, des réalisations de suiveurs plus ou moins adroits, ainsi l'impressionnant Éléphant de guerre dont un détail a été choisi pour figurer sur l'affiche de l'exposition, et qui est, en fait, une version modernisée par les très adroits Joannes et Lucas van Doetecum d'une gravure d'Alart Duhameel (actif dans le dernier quart du XVe siècle) laquelle révèle une véritable compréhension du langage de Bosch et ne se limite pas à l'utilisation plus ou moins servile de ses recettes. 07 Pieter Bruegel Luxuria gravureCependant, le maître de Bois-le-Duc était mort depuis déjà longtemps et, faisant une nouvelle fois montre de cette remarquable intuition pour dénicher de nouveaux talents dont il avait fait une de forces de son entreprise, Cock se tourna vers celui que nombre de ses contemporains considéraient comme le digne successeur de Bosch : Pieter Bruegel, dit l'Ancien (c.1525/30-1569), avec lequel il va nouer une collaboration qui va se révéler prodigue en merveilles. Des estampes isolées comme la grouillante Tentation de saint Antoine (1556) ou l'efficace Les gros poissons mangent les petits (1557) maintiennent avec le modèle boschien des liens de proximité assez évidents au point que l'éditeur n'hésite pas à laisser planer le doute sur l'identité de leur auteur, dont le nom est absent sur la première et volontairement erroné sur la seconde, 08 Pieter Bruegel Milites requiescentesmais la manière de Bruegel s'impose de manière éclatante dans la théâtralité de La résurrection du Christ (c.1562) ou dans l'acuité de l'observation du quotidien, pétrie de tendresse et d'humour, des Patineurs devant la Sint-Jorispoort d'Anvers (c.1558), et dans deux séries qui constituent des temps forts de l'exposition, Les sept péchés capitaux et le Jugement dernier (1558), intégralement présentée avec le gourmand et judicieux accompagnement de deux dessins préparatoires, qui montre une parfaite assimilation du langage de Bosch parlé ici de la façon la plus fluide et naturelle du monde, et les Grands paysages (c.1555), série de douze magnifiques estampes où la présence répétée de reliefs montagneux est sans doute le reflet des voyages de Bruegel qui, comme Dürer qui en fit, lui, des aquarelles, semble avoir été durablement impressionné par la vision grandiose des Alpes. 09 Pieter Bruegel Grand paysage alpestreElle imprègne le Grand paysage alpestre (c.1555) où passe un souffle grandiose, fait à la fois de sensation d'espace et de silence. Ce goût pour le paysage s'exprime également dans les deux séries des Petits paysages (1559 et 1561) gravées par Joannes et Lucas van Doetecum d'après les dessins d'un artiste demeuré anonyme et qui se signalent par leur absence totale d'anecdote ; les figures y sont cantonnées au minimum, tant du point de vue de leur représentation que des leurs actions, parfois même purement et simplement évacuées, afin que l'attention du spectateur se concentre sur les paysages rendus avec précision et souvent poésie – un vol d'oiseaux ici, la forme inhabituelle d'une trogne d'arbre là – annonçant déjà les visions du siècle suivant, celles, entre autres, de Hobbema ou Van Goyen.

Revenons enfin, avant de prendre congé, à Bruegel L'Ancien qui démontre, avec la série des Vaisseaux de mer, la multiplicité de ses talents d'observateur et sa capacité à apporter, par la grâce d'un clapotis ou 10 Maître des Petits Paysages Rue villageoised'une saute de vent, l'animation à une scène qui, sans ces secours, serait demeurée documentaire, et signalons la présence de la grandiose frise, composée de 34 planches, intitulée La Magnifique et sumptueuse pompe funèbre... (1559) qui immortalise la cérémonie organisée à Bruxelles, le 29 décembre 1558, en la mémoire de Charles Quint, mort quelques mois plus tôt. Cette réalisation somptueuse, fruit de la collaboration de Joannes et Lucas van Doetecum, Hieronymus Cock et Christophe Plantin, a été choisie pour clore l'exposition avec la part qui en est absente mais dont on n'aura pas instant ressenti le manque grâce à la qualité de la sélection des gravures et l'intelligence qui, avec des moyens d'une extrême sobriété, a présidé à leur mise en espace et en valeur : la couleur.

Le propos de cet accrochage était de tenter de traduire l'étonnement que pouvait ressentir un client qui, franchissant le pas de l'échoppe Aux Quatre Vents, y trouvait à sa disposition des estampes aux sujets et aux formes variées propres à satisfaire sa curiosité et à susciter son envie de s'en offrir quelques-unes. Le pari est largement réussi et si on ne repart pas, quelque tentation qu'on en ait par ailleurs, avec une gravure – mais on peut faire l'acquisition du somptueux et érudit catalogue –, on garde avec soi de précieuses images qui nous racontent mieux que de longs discours les centres d'intérêt et les ambitions des hommes de ce lointain XVIe siècle souvent plus proche de nous que nous l'imaginons. L'Institut Néerlandais, torpillé par son gouvernement pour de stupides raisons de manque de rentabilité, tire sa révérence en beauté et l'on n'est pas près d'oublier tous les bonheurs qu'il nous a prodigués.

 

Hieronymus Cock Institut Néerlandais 2013Hieronymus Cock, La gravure à la Renaissance, Paris, Institut Néerlandais, 18 septembre – 15 décembre 2013. Plus d'informations en suivant ce lien.

 

Hieronymus Cock La gravure à la Renaissance Fonds MercatorHieronymus Cock, La gravure à la Renaissance, sous la direction de Joris Van Grieken, Ger Luijten et Jan Van der Stock, Bruxelles, Fonds Mercator, 415 pages, ISBN 978 90 6153 665 9. Ce catalogue peut être acheté en suivant ce lien.

 

Illustrations et crédits :

 

1. Johannes Wierix (Anvers, 1549-Bruxelles, c.1615), Portrait de Hieronymus Cock, avant 1570. Burin, 20,4 x 11,2 cm, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, Cabinet des Estampes, inv. S.I.38403

 

2. Johannes Wierix, Portrait de Volcxken Diericx, 1579. Burin, 20,0 x 12,3 cm, Paris, Fondation Custodia, Collection Frits Lugt, inv. 5650

 

3. Pieter van der Heyden (Anvers, c.1530-c.1575), d'après Lambert Lombard (Liège, 1505/06-1566), L'offrande à Priape, 1553. Burin, 28,4 x 40,3 cm, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, Cabinet des Estampes, inv. S.II 81108

 

4. Giorgio Ghisi (Mantoue, c.1520-1582), d'après Raphaël (Urbino, 1483-Rome, 1520), L'École d'Athènes, 1550. Burin, 52,1 x 81,5 cm, Amsterdam, Rijksmuseum, Rijksprentenkabinet, inv. RP-P-OB-39.070 et 39.071

 

5. Pieter Bruegel l'Ancien (Breda ? c.1525/30-Bruxelles, 1569), Dessin préparatoire pour Luxuria (La Luxure), 1557. Plume et encre gris-brun sur papier, repassés à la pointe, 22,5 x 29,6 cm, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, Cabinet des Estampes, inv. S.II 132816

 

6. Pieter van der Heyden, d'après Pieter Bruegel l'Ancien, Luxuria (La Luxure), 1558. Burin, 22,6 x 29,6 cm, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, Cabinet des Estampes, inv. S.II 22656

 

7. Joannes et Lucas van Doetecum, d'après Pieter Bruegel l'Ancien, Milites requiescentes (Soldats au repos), c.1555-56. Eau-forte et burin, 32 x 43,2 cm, New-York, Metropolitan Museum of Art, Harris Brisbane Dick Fund, inv. 26.72.56

 

8. Joannes et Lucas van Doetecum, d'après Pieter Bruegel l'Ancien, Grand paysage alpestre, c.1555. Eau-forte et burin, 36,8 x 46,8 cm, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, Cabinet des Estampes, inv. S.I 9394

 

9. Joannes et Lucas van Doetecum, d'après le Maître des Petits Paysages (fl. c.1560), Couple avec enfant à l'entrée d'un hameau, 1559. Eau-forte, 20,5 x 32 cm, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, Cabinet des Estampes, inv. S.IV 2127

 

Accompagnement musical :

 

1. Tielman Susato (c.1510/15-après 1570), Pavane – Gaillarde – Ronde « Mille ducas »

 

2. Clemens non Papa (c.1510-c.1556), Roepen, binden

 

3. Pierre Phalèse (c.1505/10-c.1573/6), Pavane de garde – Gaillarde de garde – Volte

 

Capella Sancti Michaelis
Currende Consort
Erik van Nevel, direction

 

Masters from Flanders Currende Erik van NevelMasters from Flanders, CD 4, Chansons et danses des Flandres. 1 coffret de 10 CD Et'Cetera KTC 1380. Indisponible, à trouver d'occasion.

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Published by Jean-Christophe Pucek - dans Cimaises
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commentaires

Marie 15/12/2013 19:40


L'anatomie masculine dénudée n'a jamais animé vraiment les passions au fil des siècles et le XVIème n'a rien à remontrer à notre époque .... et si tu veux mon avis, il n'y a vraiment pas de quoi
faire retourner les Jérome dans leur tombe. Bosch et Brughel ne se sont pas privés mais tellement petit et foisonnant de personnages qu'on peut facilement passer à côté .... Je retiens
essentiellement la technique de la gravure sur cuivre, quelle finesse ....

Jean-Christophe Pucek 19/12/2013 20:20



Tu as raison, bien chère Marie, ces gravures sont absolument virtuoses et il ne leur manque rien, pas même la couleur.


Pour ce qui est de la nudité masculine, sujet de ou plutôt prétexte à l'exposition superflue et très ciblée vers un public bien spécifique qui s'est déroulée cet automne à Paris, il me semble que
c'est un sujet qui peut être intéressant quand on ne se contente pas de le réduire à un argument de vente.


Merci pour ton commentaire dont je n'ai été averti qu'en fin d'après-midi aujourd'hui — mystères de la technique



alba 14/12/2013 09:15


Sous le beau regard de Hieronymus Cock accompagné de si belles estampes et de votre sélection de musique, j´ai passé un moment délicieux. Merci Passée.

Jean-Christophe Pucek 19/12/2013 17:52



J'aime beaucoup ce portrait gravé de Hieronymus Cock, Alba, je le trouve vraiment d'une belle intériorité. Je suis ravi du bon moment que vous avez passé ici et vous donne rendez-vous, bientôt,
pour d'autres rencontres picturales.


Merci à vous.



AnnickAmiens 13/12/2013 16:11


Comme tout le monde ici je suppose, j'ai lu tout en écoutant. Merci pour ce très agréable moment. J'ai cru entendre beaucoup de "cuivres", surtout dans le premier morceau.
Je reviendrai évidemment car l'humble dactylo et couturière que je suis apprend avec plaisir mais au ralenti pour bien m'imprégner l'esprit de ton texte passionnant.
J'ai été surprise par la modernité du tableau "La tentation d'Antoine".


Merci beaucoup et j'aime préparer mes photos et mon article en écoutant ces musiques qui m'inspirent.


Toute mon amitié


AnnickAmiens 

Jean-Christophe Pucek 19/12/2013 18:21



Tu as tout à fait raison, Annick, l'humeur est à la danse dans deux des trois morceaux que j'ai choisis pour accompagner mon texte, et les hauts instruments (comme les sacqueboutes) y sont donc
assez présents.


La gravure qui t'a semblé très moderne n'est pas La Tentation de saint Antoine (qui n'est pas reproduite dans ce billet) mais La Luxure, d'après le dessin de Bruegel que tu peux
voir un peu plus haut. En fait, le vocabulaire qui y est repris est celui de Bosch, que Bruegel reprend à son compte en en faisant un usage personnel.


Je te remercie pour ton commentaire et sois sans crainte, nous digérons tous les choses à un rythme différent, en fonction de nos envies, du temps que nous avons etc.


Bien amicalement à toi.



giuliani 13/12/2013 11:22


Cher Jean-Christophe, Je me suis régalée de votre chronique, si bien écrite et illustrée. J'en écoute et réécoute la musique que, je n'ai pas honte de le dire, je ne connaissais pas, comme je
ne connaissais pas Hieronymus Cock. C'est cela, être "Passée des Arts", c'est transmettre quelque chose en toute générosité sans juger ni préjuger de l'ignorance crasse de l'autre. C'est lui
permettre de visiter un peu cette exposition et illuminer une journée bien fade. Mille mercis à vous. 

Jean-Christophe Pucek 19/12/2013 17:38



Chère Simone,


Je tiens énormement à rester, autant que possible, accessible à ceux qui me font l'honneur de me lire. Certains me font et me feront encore grief de cette volonté de vulgarisation qui m'anime,
mais peu me chaut, je ne suis pas là pour tenter de prouver une quelconque supériorité dont les conditions sont, de toutes façons, très loin d'être réunies.


Je suis ravi de vous avoir fait découvrir Hieronymus Cock et un peu de musique de ses contemporains. Cette exposition de l'Institut Néerlandais était vraiment belle et elle fait regretter encore
plus fort qu'elle soit la dernière de cette remarquable institution.


Grand merci à vous et belle soirée.



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