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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 09:11

Albums 2014

Inlassablement, la fin de l'année marque le temps des rétrospectives et autres palmarès. Sollicité par Culturopoing, site auquel je collabore avec plaisir et qui sera peut-être celui auquel je réserverai, à partir de l'année prochaine, mes articles sur le répertoire non classique, pour établir la liste des albums ayant retenu mon attention en 2014, je me suis dit, en rendant ma copie, que je prendrais finalement le risque de la proposer ici, au cas où elle intéresserait quelques-uns d'entre vous.

J'ai bien conscience que, pour un certains nombre de personnes, ces chemins de traverse que j'emprunte représentent autant de faux pas qui me décrédibilisent à leurs yeux ; un de ces petits marquis qui s'érigent aujourd'hui en arbitres des élégances sur les réseaux sociaux m'aura ainsi moqué de préférer un bon vieux Pink Floyd à un disque raté de musique napolitaine qu'il présentait en l'affublant de la quincaillerie superlative qui lui tient lieu de discours. Pour les gens de ma génération (j'aurai 45 ans à la fin de cette année), je veux croire que les frontières entre les genres ne sont plus aussi étanches qu'elles purent l'être pour d'autres et qu'il est possible de passer du XVe siècle de Wolkenstein au New-York électrique d'Interpol sans avoir besoin de se justifier, quand bien même je donne le sentiment de le faire ici, ma parole étant publique. Peut-être aussi dois-je au fait d'avoir trouvé dans mon biberon les Beatles et Pink Floyd avant même de connaître le nom de Mozart de n'avoir développé, quand je l'ai rencontré et adopté, aucun esprit de caste et d'avoir eu la chance de conserver un pied dans chaque univers.

Voici donc douze reflets de ce que fut mon année 2014 sur ces chemins buissonniers retrouvés avec un bonheur confinant parfois à l'ivresse. Je m'en suis tenu aux catégories album, chanson et découverte de l'année demandés dans l'exercice initial, mais tout est sur le cliché qui accompagne ces quelques lignes.

 

Albums de l'année :

 

Gem Club In roses28 janvier — Gem Club, In roses

Après un Breakers (2011) d'un intimisme suffocant, le duo devenu trio Gem Club revient avec un nouvel opus dont la science des atmosphères est tout bonnement saisissant. On ne sait jamais, avec ces musiciens experts dans le maniement des silences et de l'ellipse, si l'on se situe du côté du rêve ou de l'éveil, et In roses renouvelle l'exploit de nous faire frissonner avec trois fois rien, si ce n'est des chansons épurées, des ambiances impalpables, quelques arrangements soignés, toute une alchimie du presque rien dont les éléments finissent pourtant par se mêler pour mieux vous prendre à la gorge en vous mettant face à vos émotions. Dangereusement envoûtant.

 

Extrait choisi : Braid

 

Jeanne Cherhal Histoire de J10 mars — Jeanne Cherhal, Histoire de J

La tentation est grande, bien entendu, de tenter de deviner la part d'autobiographie qui se cache sous l'initiale du titre, et si l'on peut imaginer que cette dimension de miroir n'est pas absente, le fait n'a pas, en soi, une si grande importance. Ce que l'on retient au fil des écoutes de ce disque chaleureux et intime que sa construction et sa production également impeccables n'empêchent pas de regarder l'auditeur dans les yeux et de lui murmurer à l'oreille, c'est l'impression de se trouver face à une réalisation que son équilibre rend déjà classique.

 

Extrait choisi : Noxolo

 

Thirteen Senses A strange encounter5 mai — Thirteen Senses, A strange encounter

On les croyait perdus et sans doute le sont-ils d'ailleurs en grande partie, du moins pour l'industrie du disque. Les Thirteen Senses sont des Phaéton qui se sont vus trop grands et l'ont payé, après les débuts prometteurs de The Invitation (2004), par une descente en torche, le temps de deux albums exsudant la mauvaise graisse, dont on pensait qu'elle les avait pulvérisés. Il n'en est rien et sur la terre brûlée de ses échecs, ce groupe dont plus personne n'attend quoi que ce soit a fait pousser un disque merveilleux, qui renoue avec la sveltesse sans renoncer au lyrisme et retrouve la fraîcheur de l'inspiration de ses débuts en nous offre une promenade nocturne et scintillante, oscillant sans cesse entre la joie de se sentir vivant et le souvenir de blessures pas encore cicatrisées. Ne cherchez pas ce disque en boutique, il n'est hélas disponible qu'en téléchargement, cette pauvreté de diffusion étant d'autant plus désolante quand Coldplay, à qui on a régulièrement reproché à Thirteen Senses de vouloir ressembler, a vendu par palettes entières son Ghost stories sorti deux semaines plus tard, un disque qui se voulait un retour aux sources mais n'a fait que montrer cruellement à quel point elles étaient taries.

 

Extrait choisi : Stars make progress

 

Douglas Dare Whelm12 mai — Douglas Dare, Whelm

Douglas Dare n'a pas 25 ans et son premier album est d'une hauteur de vue assez ébouriffante. Une mère professeur de piano l'a encouragé dans la voie de la composition, il a commencé à écrire des chansons en 2008 et a fini par se lancer cinq ans plus tard (Seven Hours EP, 2013), armé de textes finement ciselés, d'un sens mélodique très sûr (très « classique », pour tout dire) et d'un goût affirmé pour les expérimentations sur les textures sonores. Whelm est un disque au romantisme assumé, percé de plongées mélancoliques quelquefois vertigineuses et animé par un souffle à la fois intimiste et épique qui le rend aussi impressionnant qu'attachant.

 

Extrait choisi : Swim

 

Nick Mulvey First Mind12 mai — Nick Mulvey, First mind

First mind se révèle un premier album d'une grande richesse qui souligne aussi bien le savoir-faire de son auteur que sa capacité à savoir s'entourer pour donner corps à ses projets. On sait gré à Nick Mulvey d'avoir, comme tout bon peintre, résisté à la tentation de l'effet pittoresque pour lui-même et d'avoir préféré le mettre entièrement au service d'un disque qui parle de voyages et d'amour avec pudeur et fièvre.

 

Extrait choisi : I don't want to go home

 

Isaac Delusion2 juin — Isaac Delusion

Chacun abordera ce disque avec la sensibilité qui lui est propre. Certains retiendront avant tout son caractère globalement enjoué et sensuel – notons que même si l'électronique est évidemment reine ici, le soin apporté à la réalisation et la présence d'instruments acoustiques lui apportent une véritable chaleur –, d'autres le liront comme la bande-son rêvée, dans tous les sens du terme, des longues soirées de fête où l'on se croise et parfois se frôle sans toujours se rencontrer, des promenades en lisière d'océan ou sous les dunes sous des cieux gonflés de nostalgie.

 

Extrait choisi : A little bit too high

 

Christine and the Queens Chaleur humaine2 juin — Christine and the Queens, Chaleur humaine

J'aurais dû détester ce disque avec ses textes mélangeant allègrement français et anglais, mais dès que je lui ai accordé de l'attention, je suis tombé sous le charme de ces chansons dont certains se sont plu à dénigrer la naïveté des paroles, qui me semble plutôt la recherche d'une certaine simplicité tranchant avec le caractère très étudié d'arrangements pensés et léchés dans les moindres détails. On aurait d'ailleurs pu craindre que ce côté très technique engendrât de la froideur, mais c'était compter sans une musicienne pour laquelle le corps est également un moyen d'expression et qui fait souffler sur les machines un souffle incroyablement organique.

 

Extrait choisi : Saint Claude

 

The Antlers Familiars17 juin — The Antlers, Familiars

La trajectoire de The Antlers ressemble à une lente libération dont chaque album marquerait une étape, et les timides rayons de soleil que Burst apart (2011) avait fait entrer dans la chambre désolée de Hospice (2009) inondent généreusement Familiars qui, sans être franchement joyeux (on peut parier que les productions de ce groupe ne le seront que par accident), se distingue de ses prédécesseurs par une atmosphère presque sereine, qui se délivre peu à peu de la pesanteur comme d'une vieille peau. Un disque complexe qui regarde souvent du côté du jazz et entraîne l'auditeur, un peu à la manière de la Symphonie en ré mineur de César Franck, des ténèbres à la lumière.

 

Extrait choisi : Director

 

Angus & Julia Stone1er août — Angus & Julia Stone

Frère et sœur (option chien et chat) propulsés en 2010 sous le devant de la scène par le succès international rencontré par Big Jet Plane et le très bel album Down the way qui contenait ce délicieux hymne au nonchaloir, leur aventure devait être sans lendemain, le duo s'étant rapidement séparé pour mener des projets en solo. Il aura fallu l'obstination du producteur Rick Rubin pour que naisse cet album fiévreux et sans ambages dans lequel circule une énergie que les Stone n'avaient jamais montré auparavant à ce niveau d'incandescence, une sensualité parfois un rien hautaine traversée de subits assombrissements qui le rendent définitivement fascinant.

 

Extrait choisi : A heartbreak

 

Interpol El Pintor8 septembre Interpol, El Pintor

D'une certaine façon, l'atmosphère de ce cinquième album pourrait être résumée par le titre de son morceau d'ouverture, All the rage back home, tant il semble évident que Paul Banks, Daniel Kessler et Samuel Fogarino ont fini par retrouver l'énergie farouche, menaçante, orageuse qui donne à la musique d'Interpol la pulsation fiévreuse que l'on perçoit en filigrane de ses accès de rage rentrée et qui la distingue du tout-venant. Il y a peu d'éclaircies durant les quarante minutes d'El Pintor, un disque concentré qui ne s'embarrasse guère de fioritures et avance souvent les mâchoires serrées dans une atmosphère lourde d'une tension électrique qui porte encore les traces du combat qui l'a engendré.

 

Extrait choisi : My desire

 

Chanson de l'année : Real Lies, North circular

Real Lies North CircularNous sommes d'accord, cette catégorie ne veut pas dire grand chose et désigner une chanson parmi les milliers qui sont produites chaque année à un petit côté aiguille dans une meule de foin assez ridicule. Disons plûtôt qu'il s'agit de la marque d'un vif intérêt à l'égard de ce jeune trio londonien formé en 2012 et qui a visiblement digéré pas mal d'influences en provenance des années 1980, comme, par exemple, celle de NewOrder. Instinctivement, c'est pourtant à West End Girls des Pet Shop Boys que me fait songer ce North Circular conçu comme une déambulation nocturne et embrumé qui hésite entre jouer les gros bras et s'affaler dans un coin pour aller cuver son excès de bière. Au bout de la nuit, on sait déjà que le réveil sera difficile quand le réel s'imposera dans toute son insignifiance. Les trois garçons de Real Lies restituent ce mélange de morgue et de désespérance avec intelligence et je me dis que doués, futés et crâneurs juste ce qu'il faut comme ils le sont, ils ont les moyens de nous surprendre dans les mois et les années à venir.

 

Révélation de l'année : John Grant

Je n'ai découvert cet artiste qui a déjà deux albums derrière lui (Queen of Denmark en 2010, Pale green ghosts en 2013) que très récemment, grâce à un ami qui m'a souvent mis sur la voie de pépites de ce genre et qui sourira s'il me lit. J'ai instantanément rendu les armes devant des compositions très directes malgré, parfois la luxuriance des arrangements, portées par une voix qui, dans ses douceurs et ses blessures, semble s'adresser à chacun de nous. J'ai appris depuis quel avait été le parcours de l'homme réchappé des enfers, qu'il s'agisse de celui que lui avait fait vivre son orientation sexuelle durant son adolescence ou de ceux, toxiques, dans lesquels il s'était abîmé ensuite. John Grant est un miraculé aux inspirations souvent miraculeuses.

 

Titre choisi : Glacier

 

John Grant QueenOf DenmarkQueen of Denmark

 

John Grant Pale green ghostsPale green ghosts

 

John Grant BBC Philharmonic Live in ConcertLive in Concert, avec le BBC Philharmonic

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Published by Jean-Christophe Pucek - dans Traverses
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commentaires

Amaury 11/12/2014 22:40


Bonsoir.


Abonné à votre blog, lecteur de passage... toujours surpris de trouver un article sur une "autre"musique... nous avons le même age et je mélange aussi allégrement tous les genres, voire les
"mauvais" goûts (en rédigeant ce mot j'ai la faiblesse d'écouter Julien Doré...).


Toujours épaté par votre sensibilité et votre culture.... vos excursions ne me choquent pas mais méritent peut-être un autre lieu...


BRAVO pour la qualité et la sincérité de votre engagement.

Jean-Christophe Pucek 14/12/2014 22:15



Bonsoir Amaury,


Je vous prie d'excuser le retard avec lequel je vous réponds, mon emploi du temps n'en fait parfois malheureusement qu'à sa tête.


Je me pose sincèrement la question du lieu où écrire sur le répertoire non classique : certes, il m'arrive de redouter que de telles chroniques apparaissent comme des dissonances au milieu de
toutes celles traitant d'œuvres généralement vénérables, mais je me dis également qu'elles peuvent représenter des perspectives intéressantes pour des esprits curieux comme vous et moi qui n'ont
pas envie de se contenter d'une approche univoque et discriminante de la musique.


Au moment où je vous réponds, ma réflexion est toujours en cours, mais je vous remercie, en tout cas, pour l'appréciation que vous portez sur mon travail et pour vos encouragements qui me vont
droit au cœur.


PS : Paris-Seychelles, superbe chanson.



Tiffen 11/12/2014 18:33


Bonsoir ou bonjour selon ..... Je viens de prendre un long moment "chez toi" :)
Tout d'abord merci pour ces "fragments d'album"
Moi que tes chroniques soient classiques ou non, elles me passionnent tout autant :)
Ces chemins que tu traverses ne sont pas des faux pas, loin de là . quant à te décrédibiliser , tu plaisantes ?  Tu es un homme culitvé qui connait son sujet . Tu ne cherches pas à plaire,
(d'ailleurs tu plais) , tu as pris le risque de publier ces chroniques non classiques, et tu as pu remarquer qu'elles  rencontrent un certain succès, quant aux petits marquis ou autres 
donneurs de leçon, ignore les ! Tu fais des heureux (et heureuses) n'est ce pas l'essentiel  ,??



Braid , dangeusement envoûtante ...


Ah Jeanne Cherhal, une découverte grâce à toi ;)  J'écoute régulièrement ..



Thrirteen Senses, Je me souviens avoir été séduite dès les premières notes . Je ne m'en lasse pas ! grâce à toi aussi !



Tiens Whelm je ne connais pas, mais j'écoute, J'attends la fin de la chanson pour te dire ............ Il se dégage de cette chanson une certaine mélancolie .. Une jolie voix . A retenir ...


Ah Nick Mulvey !! C'est ma grande révélation , j'adore sa musique, sa voix les paroles , tout absolument tout ! une décourverte grâce .................à toi !!



Isaac Delusion , encore toi, il se dégage une telle sensualité dans sa voix , c'est .....


Christine and the Queens, je l'écoute et je la poste  souvent , car cette femme qui sait faire danser son corps, me séduit, me charme .. ...  Et .......encore toi :)


The Antlers : J'ai mis ce groupe sur mon mur le 9 décembre, et comme je ne poste que ce que j'aime ... Et je dois le reconnaître encore .........toi !


Angus & Julia Stone -->  Le morceau choisi et la vidéo qui va avec, en dit long ... j'aime beaucoup  ;) J'ai beaucoup aimé Get Home !


Yeah !! Interpol !! Tu ne pouvais choisir meilleur titre "My desire" C'est grandiose !!!!


Réal Lies , je ne connais pas, j'écoute mais ... :(


Ah !!  John Grant !! Que dire ? Qu'il s'est fait attendre !! Moi aussi je suis allée voir son parcours, et c'est ce qui le rend attachant à mes yeux . Et tu peux remercier ton ami pour cette
pépite :) (N'oulie pas j'y tiens) !

Alors pour tous ces "grâce à toi" merci très sincérement ! Vraiment !!
Je t'embrasse cher Jean-Christophe :)

Jean-Christophe Pucek 11/12/2014 21:27



Ce sera bonsoir, chère Tiffen, puisque j'ai décidé de consacrer une bonne partie de ma soirée à celles et à ceux qui ont eu la gentillesse de commenter ici ce billet.


Quand j'ai parlé  de perte de crédibilité, je t'assure que ce n'est pas un vain mot : combien de fois ai-je essuyé des moues dédaigneuses parce que je m'intéressais à autre chose qu'à la «
grande musique » comme on l'appelait autrefois ? Remarque, j'ai dû également faire face à ce type de réaction de la part de ceux qui pensent que la musique intéressante s'est écrite entre 1600 et
1750 et qu'avant, c'est le règne de la barbarie et après, celui de la grosse mélasse romantique qui tache. Bref, la connerie peut exister à tous les étages.


Je ne reviens pas sur tout ce que tu as dit sur chaque morceau, car nous en avons déjà parlé ailleurs, mais sois rassurée, je n'oublierai pas de dire merci, car s'il y a bien quelque chose dont
j'ai généralement une conscience aiguë, c'est de ce que je dois aux gens qui me font grandir, à quelque niveau que ce soit 


Je te remercie bien sincèrement pour le temps que tu as passé ici et pour nos échanges toujours détendus et sincères.


Je t'embrasse.



Odile Torregrossa 11/12/2014 17:28


l'eclectisme est d'une grande richesse... pour ma part, j'ouvrirais encore jusqu'à Franck Zappa, joué il y a peu (transcription) avec maestria par le titulaire et sur l'orgue de La Dalbade, avec
également un percussionniste.


Oubliez les fâcheux aux oeillères étriquées et servez nous encore d'aussi belles sélections, e, 2015 et après.


Bonnes fêtes,


Fidèlement vôtre,


 


Odile

Jean-Christophe Pucek 11/12/2014 21:10



Je goûte également tout particulièrement l'éclectisme, Odile, et si j'ai relevé, à titre d'exemple, les réactions de ceux que vous nommez à juste titre des fâcheux, je ne compte pas m'en
encombrer beaucoup à l'avenir, même si les attaques de nos ennemis nous en apprennent souvent beaucoup sur nous-mêmes.


Je vous remercie bien sincèrement pour votre ouverture, vos encouragements et votre fidélité. Puissent les fêtes qui approchent être heureuses pour vous et ceux qui vous sont chers.



Henri-Pierre 11/12/2014 17:25


Me pardonneras-tu de ne pas attendre d'avoir exploité dans le détail chacune des propositions que tu fais avant que de te répondre ?
Celà risquerait de repousser mon commentaire à la fin du nouveau cycle.
Exploiter, oui est le mot, car, et c'est là le propos de mon commentaire, j'ai comme l'impression que d'un clic, d'un pas virtuel, j'ai été conduit devant un gisement dont j'extraierai, tour à
tour une pépite. Je reviendrai, tu peux en être sûr.


Un billet donc qui accompagnera des temps à venir...


Conserver un pied das chaque univers... Ne rien renier de ce qui fut un parcours et s'ouvrir des fenêtres à venir. Beau programme, somme toute celui de l'honnête homme du XXIe siècle qui doit se
garder du tourbillon des modes et se dégager des doxas et autres professions de foi qui circulent à l'envi.


Alors, tout simplement, merci.

Jean-Christophe Pucek 11/12/2014 21:00



J'ai d'autant moins à « pardonner », cher Henri-Pierre, que le principe même du blog est de tenir table ouverte pour que qui le souhaite passe s'il en a envie et se saisisse de ce qui lui est
proposé si bon lui semble, comme on le fait en bonne compagnie, avec pour seules contraintes le bon plaisir de chacun et le respect de tous.


Va donc « à sauts et à gambades » dans ce palmarès avec ta fantaisie pour seul guide, c'est tout ce qui m'importe; j'espère que telle ou telle chanson saura te happer au passage et retenir ton
attention.


Je te remercie pour ce mot d'amitié, reçu et apprécié comme tel.



Edith 11/12/2014 16:44


Je me souviens d'ailleurs de feu la catégorie "miscellanées", grâce à laquelle j'avais découvert quelques groupes anglophones que j'écoute encore, ici, dans la petite ville des Sables d'Olonne.
Il faut avoir l'esprit chagrin pour dresser des murs de Gaza ou des murs de Berlin entre les régions musicales. Certes, l'exigence nous oblige à ne pas nous laisser aller au simple étalage de nos
goûts et couleurs. Certes, "ne vous servez pas de la musique, servez la", disait Dino Lupatti. Mais que cette quête d'élévation ne nous empêche pas de trouver la beauté là où l'épreuve du temps
ne l'a pas encore prouvée... Merci de tenir toujours la barre de ce vaisseau de sons et d'images qu'est la Passée des arts.

Jean-Christophe Pucek 11/12/2014 20:52



S'il est difficile de faire voguer un vaisseau comme Passée des arts, Édith, il est également assez malaisé de le transformer de l'intérieur en proposant de nouvelles choses pour qu'il ne se
transforme pas en objet muséal que l'on visiterait par respect en évitant de trop déranger la poussière. J'ai tenté quelques expériences autrefois avec Miscellanées, dont vous avez la bonté de
vous souvenir, j'avance avec prudence sur ces Traverses, me demandant à chaque reprise si elles ne vont pas trop jurer avec l'ensemble, alors que, dans mon esprit, tout est clair et fluide. Alors
sans doute poursuivrai-je ces échappées en me disant qu'elles atteignent peut-être plus de lecteurs que je l'imagine.


Merci à vous de faire partie de ces fidèles et d'avoir toujours le mot qui convient au moment opportun.



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  • : Un parcours à travers les expressions artistiques, du Moyen-Âge à la première moitié du XXe siècle.
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